OPEP : l'Iran pas prêt à conclure un accord sur le gel de la production de pétrole

- Avec AFP

Une raffinerie de pétrole Source: Reuters
Une raffinerie de pétrole

L'Iran n'est pas prêt à conclure un accord sur le gel de la production de pétrole pour tenter de faire remonter les prix, a déclaré mardi 27 septembre le ministre du Pétrole iranien à la veille d'une réunion informelle de l'OPEP à Alger .

«Atteindre un accord en deux jours ne figure pas à notre agenda», a déclaré Bijan Namdar Zanganeh à la presse, en marge d'un forum énergétique à Alger. «Nous avons besoin de temps pour de plus amples consultations», a-t-il fait savoir avant d'ajouter qu'un accord pourrait éventuellement être atteint lors du sommet de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de Vienne, le 30 novembre.

De son côté, le ministre de l’Energie de l’Arabie saoudite Khalid Al-Falih a noté qu’il s’agissait d’une «réunion de consultation» qui permettrait, selon lui, de réunir les opinions des producteurs mondiaux de pétrole ainsi que des consommateurs sur la situation actuelle du marché.

«Je pense au mois de novembre» pour un accord, a-t-il précisé, ajoutant que l'Iran souhaitait accroître sa production de pétrole. «Nous ne sommes pas prêts» à geler notre production à ses niveaux actuels, a-t-il souligné, affirmant que leur objectif de production était de 4 millions de baril par jour, contre de 3,6 à 3,8 actuellement, selon les sources.

Le ministre iranien a en outre expliqué que son pays investissait pour augmenter sa production à ses niveaux d'avant les sanctions internationales, et que de «nouveaux champs» allaient bientôt entrer en exploitation.

Les prix du pétrole sont bas depuis mi-2014 en raison d'une offre excédentaire, fruit du boom des hydrocarbures de schiste américains et de la stratégie de l'OPEP d'ouvrir à fond les robinets pour maintenir ses parts de marché.

Plusieurs pays producteurs fortement dépendants des revenus pétroliers plaident pour un gel de production, mais certains gros producteurs s'y opposent, comme l'Iran, ou même l'Arabie saoudite qui conditionne, selon Bloomberg, un éventuel tour de vis dans le robinet à une adhésion de Téhéran au projet.

Les cours du brut étaient en baisse mardi matin, le Brent cédant 1,67% à 46,56 dollars le baril, le WTI 1,39% à 45,29 dollars.

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