Le Brexit a coûté 115 milliards d’euros aux 400 personnes les plus riches du monde, selon Bloomberg

© Niklas Halle'n Source: AFP

Validée par la majorité des Britanniques, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne aura fait 400 perdants. En effet, les plus grosses fortunes du monde ont vu leur portefeuille s'alléger sensiblement en raison de la panique sur les marchés.

Peu avant et peu après l'annonce des résultats du vote sur le Brexit, l'heure était aux sueurs froides sur les principaux marchés financiers de la planète.

La livre, notamment, s’est effondrée à un niveau qui n’avait pas été observé depuis que Margaret Thatcher occupait le poste de Premier ministre, il y a 30 ans.

Aussi, selon l’index des milliardaires du magazine économique américain Bloomberg, les 400 milliardaires les plus riches ont perdu 3,2% de leur avoir net total, actuellement estimé à 3 500 milliards d’euros, dans les 24 heures qui ont suivi la publication des résultats du vote.

Chez les Européens, les pertes les plus importantes ont été essuyées par Amancio Ortega, la personne la plus riche du Vieux Continent, qui a vu fondre plus de 5 milliards d’euros comme neige au soleil. D’autres fortunes importantes ont également été impactées, comme celles de Bill Gates ou de Jeff Bezos, le PDG du site de vente en ligne Amazon, qui ont chacun perdu environ 1 milliard d’euros.

Gerald Cavendish Grosvenor, la plus grosse fortune de Grande-Bretagne, a lui aussi enregistré une perte similaire. Toutefois, les plus aisés des Britanniques n’ont pas été les plus impactés par le Brexit, puisque les 15 personnes les plus riches du pays n'ont perdu, ensemble, «que» 5 milliards d’euros.

Le co-fondateur de l'entreprise financière Hargreaves Lansdown, Peter Hargreaves, est le Britannique dont la fortune a le plus souffert. Son portefeuille a en effet perdu 19%, soit de 2,5 milliards d’euros.

Ironie du sort, ce dernier était le plus gros donateur de la campagne pour le camp du «Leave», avec un total d’environ 4 millions d’euros, selon la Commission électorale britannique.

Et pourtant, Peter Hargreaves s'est montré beau joueur, se disant prêt à travailler avec le gouvernement britannique à l’avenir économique de la nation, une fois qu’elle ne serait plus membre de l’Union européenne.

«J’ai énormément d’expérience dans le commerce, énormément d’expérience dans la négociation, énormément d’expérience en économie et je suis l’un des businessmen les plus prospères de Grande-Bretagne […] S’ils ne m’impliquent pas, ils sont fous», a-t-il déclaré au magazine.

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