Mathieu Flamini, le footballeur qui pourrait révolutionner l'énergie

Le milieu défensif d'Arsenal est peut-être à l'origine d'une révolution majeure sur le front de l'énergie. Source: Reuters
Le milieu défensif d'Arsenal est peut-être à l'origine d'une révolution majeure sur le front de l'énergie.

Le milieu de terrain français d’Arsenal a annoncé que son entreprise est en capacité de synthétiser un composant qui pourrait remplacer le pétrole. Le tout à grande échelle.

Loin du cliché du footballeur peinant à aligner deux mots, le rugueux milieu défensif vient de surprendre son monde… avant LE monde ? Mathieu Flamini et son partenaire, l’italien Pasquale Granata, ont annoncé avoir réalisé une percée scientifique de taille. GF Biochemicals, le nom de leur compagnie, serait la première à pouvoir produire en masse de l’acide lévulinique. Sous ce nom barbare se cache une des douze molécules capable de supplanter le pétrole sous toutes ses formes. En tout cas, selon le département de l’Energie américain.

Une histoire digne d’un bon film

En 2008, le joueur français signe au Milan AC. En Italie, il rencontre son partenaire, Pasquale. «J’ai toujours été proche de la nature et concerné par les problèmes environnementaux et le réchauffement climatique. Pasquale était sur la même longueur d’onde. Ensemble, on a réfléchi à la manière d’apporter notre contribution», explique le joueur.

Les deux hommes découvrent alors l’acide lévulinique. Ils financent des recherches à coups de grosses sommes. C’est à l’Ecole polytechnique de Milan que les travaux avancent, durant des années, dans l’ombre. Encouragés par des chercheurs qui les convainquent que l’acide lévulinique jouera un rôle prépondérant dans le futur, les partenaires ne lâchent rien.

Le joueur de 31 ans confesse avoir eu ses moments de faiblesses : «Je ne pensais pas que je perdais des millions. Quand j’ai commencé cette aventure, je savais que nous réussirions mais bien sûr, j’ai eu mes périodes de doutes.»

«Nous avons maintenant la technologie pour produire l’acide en quantité industrielle, c’est à dire de manière rentable et nous l’avons bien sûr breveté», se félicite Mathieu Flamini.

Et maintenant ?

Après avoir caché ses desseins à ses coéquipiers et à sa famille, le Français se sent désormais plus libre. Et l’aventure l’a marqué : «Cela a apporté de la clarté dans mon esprit et m’a aidé à penser à quelque chose d’autre. C’était également un challenge stimulant au niveau intellectuel».

Celui qui a dû mettre fin à ses études de droit pour embrasser sa carrière de footballeur a bûché pour mener à bien son projet : «Avant tout, il faut y croire. J’ai lu sur la chimie. J’en sais beaucoup sur l’acide lévulinique et le process».

Mathieu Flamini et son associé italien emploient aujourd’hui quatre-vingt personnes chez GF Biochemicals à Caserta. Environ 400 travailleurs vivent grâce à eux. S’il s’avère que leur projet tient la route, il pourrait mener à une révolution. Le business du pétrole représente des centaines de milliards de dollars et le remplacement de cette ressource épuisable a maintes fois été évoqué.

L’industrie de l’acide lévulinique est déjà valorisée à plus de 20 milliards de dollars.

«Nous en sommes arrivés là après sept ans de travail. Ce que nous avons accompli, personne ne l’avait fait avant. J’en suis fier. Pasquale et moi on se dit pourquoi nous ? Tellement de gens ont tenté et échoué avant nous, pourquoi avons-nous réussi ?»

Reste à voir si l’industrie du pétrole se laissera renverser par la fameuse molécule. Reste à savoir si les deux compères ont, réellement, réussi.

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