Dans ce quatrième épisode de La guerre froide inconnue, découvrons comment l’Occident a cherché à affaiblir la partie adverse. Déterminés, parfois jusqu’à l’obsession, à éliminer l’ennemi soviétique, ses dirigeants ont mené un travail de sape par le biais des agences de renseignement.
Le cinéma a depuis longtemps su convaincre le public que l’Union soviétique a été la première à engager le combat contre la CIA et le MI6. Mais la vérité est tout autre. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets occidentaux mettent la main sur d’anciens criminels de guerre ukrainiens. L’objectif de ces opérations, intitulées Cartel, puis Aerodynamic : réemployer ces anciens hommes de main des nazis, attiser le sentiment national ukrainien ou balte, infiltrer des agents sur le territoire de l’Ukraine soviétique ou des pays baltes pour diviser la société.
Dans un premier temps, des bandes armées recourent au sabotage, à la lutte, au banditisme. Puis la lutte se sophistique. Il s’agira désormais d’un travail de sape de longue haleine, soutenu par les ressources financières de l’Occident, seul pays n’ayant pas souffert directement de la Seconde Guerre mondiale, voire ayant profité du conflit pour s’enrichir en collaborant avec l’Allemagne nazie. Travail de sape qui aboutit aux révolutions de couleur en Ukraine, responsables de l’actuel conflit.
En Occident même, la guerre froide prend dès le milieu des années 1940 la forme d’une lutte idéologique sans merci qui donne naissance au maccarthysme. Parfois obsessionnelle, cette lutte n’a pas été sans engloutir ceux-là même qui l’inspirèrent : plusieurs des idéologues des premières années de la guerre froide connurent une fin tragique. Bientôt, dans les années 1950, le point de non-retour aura déjà été atteint et l’humanité se retrouvera plusieurs fois au bord d’une nouvelle guerre mondiale.