Maroc : les législatives entrent dans leur dernière ligne droite
© Getty ImagesLe Maroc est entré dans la dernière ligne droite avant les élections législatives du 23 septembre, qui renouvelleront les 395 sièges de la Chambre des représentants. Dès le 31 août, 702 listes issues de 27 partis avaient été déposées sur la plateforme électronique de candidature.
À trois semaines des élections législatives du 23 septembre, le Maroc entre dans une phase décisive. Le dépôt des candidatures pour renouveler les 395 sièges de la Chambre des représentants a débuté lundi 31 août à 8h00 sur la plateforme électronique dédiée.
Dès les premières heures, le ministère de l'Intérieur faisait état de 702 listes déposées à 14h00, présentées par des candidates et candidats issus de 27 partis politiques. Selon les autorités, elles couvraient déjà l'ensemble des circonscriptions locales et régionales du royaume, signe d'une mobilisation rapide des formations politiques avant l'ouverture officielle de la campagne.
Rendez-vous le 10 septembre
La procédure s'effectue en deux temps. Les mandataires doivent d'abord enregistrer leur déclaration et transmettre les pièces justificatives sur la plateforme elections.ma. Ils doivent ensuite remettre l'original du dossier auprès de l'autorité administrative compétente. La plateforme électronique restera ouverte jusqu'au 8 septembre à midi, tandis que les dossiers originaux pourront être déposés jusqu'au 9 septembre à midi.
La campagne électorale débutera officiellement le 10 septembre et prendra fin le 22 septembre à minuit. La Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) encadre parallèlement une période électorale de 39 jours, commencée le 15 août, afin de garantir le pluralisme politique dans les médias audiovisuels.
Le 23 septembre, les électeurs seront appelés à désigner les 395 membres de la Chambre des représentants. D'ici là, les partis accélèrent leurs investitures, finalisent leurs listes et préparent leurs programmes. Les prochaines semaines permettront surtout de mesurer les rapports de force entre les principales formations et leur capacité à mobiliser un électorat appelé à redessiner l'équilibre politique au Parlement.