Réparations de l’esclavage : la France se dit ouverte au dialogue, selon le Ghana

Réparations de l’esclavage : la France se dit ouverte au dialogue, selon le Ghana© Christophe Petit Tesson Source: AP
Le président français Emmanuel Macron accueille le président ghanéen John Dramani Mahama à la préfecture de Lyon, à l’occasion de l’ouverture du sommet « Une seule santé », le 7 avril 2026.
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Le Ghana a affirmé que la France s’est dite disposée à engager des discussions sur les réparations liées à la traite transatlantique des esclaves, à l’issue d’une rencontre entre les présidents John Dramani Mahama et Emmanuel Macron à Paris. Le sujet, relancé récemment à l’ONU, gagne en intensité sur la scène diplomatique.

La France se dit ouverte à des discussions sur les réparations liées à l’esclavage transatlantique, selon les autorités ghanéennes, après une rencontre la semaine dernière à Paris entre le président ghanéen John Dramani Mahama et son homologue français Emmanuel Macron.

Le chef de la diplomatie ghanéenne, Samuel Okudzeto Ablakwa, a indiqué à l’issue de l’entretien que le président français avait exprimé sa volonté d’engager un « dialogue ouvert et honnête » sur la question des réparations. Selon lui, les discussions pourraient porter non seulement sur une éventuelle réparation historique, mais aussi sur la restitution d’artefacts pillés, la réduction des inégalités économiques mondiales et la lutte contre le racisme structurel.

De son côté, un responsable de l’Élysée a confirmé que les deux parties avaient évoqué les efforts de la France concernant la restitution d’objets culturels et de restes humains, ainsi que le cadre juridique entourant ces restitutions. Aucune mention officielle n’a toutefois été faite des autres mesures avancées par Accra.

Cette rencontre intervient quelques semaines après l’adoption à l’Assemblée générale des Nations unies d’une résolution portée par le Ghana, reconnaissant la traite transatlantique comme le « crime le plus grave contre l’humanité » et appelant à des réparations. Le texte, adopté avec une large majorité, a cependant vu plusieurs pays européens, dont la France, s’abstenir. Paris avait alors justifié sa position par des réserves sur une formulation susceptible d’établir une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité.

Si la France a reconnu dès 2001 la traite négrière comme un crime contre l’humanité, elle n’a, à ce jour, ni présenté d’excuses officielles ni pris d’engagement concret en matière de réparations.

Entre le XVe et le XIXe siècle, au moins 12,5 millions d’Africains ont été arrachés à leur terre et déportés à bord de navires majoritairement européens. Selon la base de données Slave Voyages, la France aurait participé à la déportation d’environ 1,3 million de personnes.

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