Malgré un contexte international incertain, l’économie africaine devrait réaliser une croissance de 4 % en 2026, selon l’ONU

Malgré un contexte international incertain, l’économie africaine devrait réaliser une croissance de 4 % en 2026, selon l’ONU© courtneyk Source: Gettyimages.ru
Croissance économique africaine. [Photo d'illustration]
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Un rapport de l'ONU anticipe une bonne performance économique pour le continent africain, mais pointe des performances variables selon les sous-régions et relève des contraintes liées à une marge budgétaire trop limitée et un service de dette trop lourd qui s’opposent à une croissance économique plus importante.

La croissance économique africaine devrait s’élever à 4 % en 2026 et 4,1 % en 2027, estime un rapport des Nations unies intitulé « Situation et perspectives économiques mondiales 2026 », publié le 8 janvier. L’accélération de l’économie africaine se doit surtout à une stabilité macroéconomique renforcée des grandes économies. Cette croissance devrait demeurer résiliente malgré plusieurs facteurs pénalisants tels que la baisse de l’aide publique au développement, la montée des barrières commerciales et l’environnement commercial et financier mondial incertain.

Performance économique variable en fonction des sous-régions

Le rapport de l'ONU a fourni les chiffres de croissance des sous-régions africaines. Selon les prévisions, le taux de croissance le plus élevé devrait revenir à l’Afrique de l’Est avec 5,8 % en 2026 (contre 5,4 % en 2025), une performance est portée par l’Éthiopie et le Kenya, et soutenue par l’intégration régionale et l’expansion des énergies renouvelables. La croissance nord-africaine devrait pour sa part reculer légèrement à 4,1 % en 2026, après avoir atteint 4,3 % en 2025. Idem pour l’Afrique de l’Ouest qui devrait enregistrer 4,4 % en 2026, au lieu des 4,6 % prévus en 2025. L’Afrique centrale aurait une croissance de 3,0 % en 2026 au lieu de 2,8 % estimés en 2025 et enfin l’Afrique australe clôt le classement avec 2 % en 2026, alors que ce taux n’était que de 1,6 % en 2025.

Les contraintes persistantes qui pénalisent l’économie africaine

Le rapport de l’ONU a pointé plusieurs facteurs pénalisant l’économie du continent. Le coût élevé du service de la dette publique, qui devrait atteindre un ratio moyen de 63 % du PIB en 2025. Les paiements d’intérêts absorberaient, de leur côté, près de 15 % des recettes publiques. En matière de surendettement, 40 % des pays africains demeurent soit surendettés, soit hautement menacés de le devenir. 

L’économie africaine subit aussi le poids persistant d’une marge de manœuvre budgétaire limitée et d’une inflation alimentaire limitant les perspectives d’un développement inclusif et durable.

Les mesures tarifaires américaines, une menace potentielle pour l’économie africaine

Si les échanges commerciaux africains se sont développés en 2025, soutenus par les exportations importantes de métaux précieux, de produits agricoles et par la hausse des importations de matériel de transport, l’Afrique demeure relativement moins exposée aux tensions commerciales mondiales grâce notamment à la diversification des partenariats d’exportation et aux exemptions des droits douaniers américains sur des produits clés tels que le pétrole brut et l’or.

Le rapport indique aussi que l’expiration de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) et l’imposition de nouvelles mesures tarifaires affecteront certains secteurs d’exportation tels que celui de l’habillement. Dans une autre perspective, la mise en œuvre lente et inégale de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) constitue également un facteur pénalisant pour la croissance économique du continent.

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