Guinée-Bissau : la CEDEAO appelle à une «transition courte menée par un gouvernement inclusif»

Guinée-Bissau : la CEDEAO appelle à une «transition courte menée par un gouvernement inclusif»© X / Julius Maada Bio
Délégation de haut niveau de la CEDEAO en Guinée-Bissau composée du président sierra-léonais Julius Maada Bio (centre), du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye (gauche) et ldu président de la Commission de la CEDEAO, le Dr. Omar Alieu Touray (droite).
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Une délégation de haut niveau composée des présidents sénégalais, sierra-léonais et de celui de la Commission de la CEDEAO a rencontré les autorités de transition en Guinée-Bissau dans le cadre de discussions sur la transition politique et la possible libération de prisonniers.

Le président sierra-léonais, également président en exercice de la CEDEAO, Julius Maada Bio, s’est rendu dans la capitale bissau-guinéenne le 10 janvier à la tête d’une délégation incluant le président de la Commission de la CEDEAO, le Dr. Omar Alieu Touray, et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye (dont l’avion a atterri quelques instants après l’arrivée du chef de la CEDEAO). La délégation de haut niveau a été accueillie par le général Horta N’Tam, dirigeant de la transition en Guinée-Bissau.

La visite s’inscrit dans le cadre des décisions du 68ᵉ Sommet de la CEDEAO, tenu à Abuja, visant le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau après le coup d’État du 26 novembre. Ces démarches diplomatiques visent l’aboutissement des discussions engagées avec les militaires au pouvoir portant sur les modalités d’une transition politique et une possible libération de prisonniers.

Discussions « constructives »

Dans une publication sur X le 10 janvier, le chef d'État sierra-léonais a écrit que les « discussions ont été constructives », réitérant « l’appel de l’Autorité pour une courte transition menée par un gouvernement inclusif reflétant le spectre politique et la société de la Guinée-Bissau ».

Pour sa part, un membre du Haut Commandement militaire bissau-guinéen a indiqué à l’AFP qu’une « période de sécurité » est nécessaire pour organiser des élections, indiquant qu’une durée d’un an serait insuffisante.

Libération progressive d’opposants

Une première démarche diplomatique menée par le Sénégal avait réalisé une avancée partielle dans les discussions avec les militaires bissau-guinéens, se soldant par la libération de six proches de l’opposant Domingos Simões Pereira, qui demeure en détention, selon des sources diplomatiques citées par l’Agence de presse africaine (APA). Trois autres opposants ont aussi été libérés le 8 janvier, selon l’AFP.

Un membre du Haut Commandement militaire en Guinée-Bissau a déclaré que « les délégations de la CEDEAO avaient demandé la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, arguant que leur détention entravait l’instauration d’un climat de confiance nécessaire à la résolution de la crise ». Selon la même source, les autorités privilégient plutôt une libération progressive sans calendrier défini.

Pour rappel, la CEDEAO a formulé une série d’exigences aux militaires en Guinée-Bissau, incluant la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, la mise en place d’une transition de courte durée dirigée par un gouvernement inclusif et la protection des dirigeants et institutions nationales par la Mission d’appui à la stabilisation de la Guinée-Bissau. L’organisation régionale africaine a aussi entamé des démarches de sa commission pour accompagner le processus de transition, avertissant de sanctions ciblées contre toute personne ou groupe entravant le retour à l’ordre constitutionnel et invitant l’Union africaine et les partenaires internationaux à soutenir la mise en œuvre de ces décisions.

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