Crise au Moyen-Orient : un accélérateur de la multipolarisation du monde, selon une diplomate russe
© Maxim Bogodvid / RIA NovostiLors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, qui se déroule du 3 au 6 juin, s’est tenu le Dialogue d'affaires Russie-Afrique. Une rencontre au cours de laquelle a notamment été abordé l'impact du conflit au Moyen-Orient sur les échanges mondiaux et ceux entre la Russie et le continent africain.
« Il a été démontré qu’il existe réellement de grandes perspectives pour la Russie en Afrique et pour l’Afrique en Russie. Cela ne peut que me réjouir en tant que directrice de l’Institut d’études africaines », a déclaré ce 4 juin à RT Irina Abramova, directrice de l’Institut d’études africaines de l’Académie des sciences de Russie. Des déclarations faites à l'occasion du Dialogue d'affaires Russie-Afrique qui s’est tenu en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF).
« Nous avons discuté des questions de logistique, nous avons évoqué la mise en place d’un nouveau système de paiement. Cela signifie que nous mettons en œuvre des projets concrets, et c’est excellent », a-t-elle relaté, se félicitant du fait que la coopération russo-africaine soit « en effet passée des paroles aux actes ».
« La Russie et l’Afrique ont une longue histoire qui est maintenant mise en œuvre dans la pratique », a également déclaré l'ambassadeur du Kenya en Russie, Peter Mutuku Mathuki. « Les deux parties souhaitent aller de l’avant afin d’assurer le développement et de créer des opportunités pour nos populations en Afrique », a-t-il ajouté.
Lors de cette rencontre, Tatiana Dovgalenko, chef du département des partenariats avec l'Afrique au sein du ministère russe des Affaires étrangères, citée par le site d'information Gazeta.ru, a estimé que la crise du golfe Persique était devenue un catalyseur pour l'émergence d'un monde multipolaire. « Dans ce nouveau monde, cet ordre mondial émergent, la coopération russo-africaine est l'un des piliers », a-t-elle déclaré.
La diplomate russe avait fait part de son espoir que ce troisième sommet « permettra non seulement de maintenir le niveau atteint lors des deux premiers, mais aussi de donner un nouvel élan à notre interaction, pour ainsi dire, sur le terrain ».
Selon Dovgalenko, 17 dirigeants africains se sont rendus en Russie au cours des 18 derniers mois. « Nous comptons actuellement 45 ambassades et espérons en avoir 49 d'ici la fin de l'année », a-t-elle souligné, insistant sur les échanges commerciaux, qui sont « en croissance, atteignant le chiffre record de 27 milliards de dollars, mais le potentiel est encore plus important ».