Frappe d'Orechnik à Lvov : l'armée russe annonce avoir mis «hors service» une usine de réparation de matériel aéronautique

Le ministère russe de la Défense a annoncé ce 12 janvier que la frappe effectuée dans la nuit du 9 janvier, à l’aide d’un missile Orechnik, dans l’ouest de l’Ukraine, avait mis «hors service» l’usine nationale de réparation aéronautique de Lvov, servant notamment à la réparation et à la maintenance d’avions F-16 et de drones de longue portée.
Dans un message publié ce 12 janvier sur sa chaîne Telegram, le ministère russe de la Défense a annoncé que la frappe menée dans la nuit du 8 au 9 janvier à l’aide de missiles Orechnik avait « mis hors service » l’Usine nationale de réparation aéronautique de Lvov.
« Cette entreprise assurait la maintenance et la réparation d’aéronefs des forces armées ukrainiennes, dont des F-16 fournis par des pays occidentaux et des MiG-29. Elle produisait également des drones d’attaque de moyenne et de longue portée, utilisés pour frapper des infrastructures civiles russes à l'intérieur du territoire national », a souligné le ministère. « Des missiles du système Orechnik ont touché des installations de production, des entrepôts contenant des drones et les infrastructures de l’aérodrome de l’usine », est-il encore précisé.
Au matin du 9 janvier, la Défense russe avait annoncé avoir mené dans la nuit une « frappe massive » contre des « cibles stratégiques » en Ukraine, employant notamment des missiles balistiques à protée intermédiaire « Orechnik », jusqu’alors utilisés qu’en novembre 2024 contre un site militaire dans la région de Dniepropetrovsk, sur fond d’attaques sur le sol russe menées à l’aide de missiles à longue portée de fabrication occidentale.
La frappe du 9 janvier se voulait une «réponse à l'attaque terroriste perpétrée par le régime de Kiev contre la résidence du président de la Fédération de Russie dans la région de Novgorod», dans la nuit du 28 au 29 décembre, a souligné la Défense russe. Une attaque menée à l’aide de « 91 drones », qui ont tous été abattus, avait rapporté le 29 décembre le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avertissant que «de telles actions imprudentes ne resteront pas sans réponse».