La recette de Jim Rogers pour la Grèce : faire faillite, tourner la page et repartir de zéro

Le drapeau grec
Le drapeau grec

Le référendum grec fait craindre à beaucoup qu’un Grexit est inévitable. Cependant, l'expert en finance internationale Jim Rogers, estime que le moyen le plus efficace pour faire repartir l’économie grecque sera de laisser ses banques faire faillite.

A l’opposé des propositions d’une majorité d’intervenants, Jim Rogers, investisseur américain et commentateur financier, a expliqué dans son interview à RT que la Grèce, vu son faible poids dans l’économie européenne et sa place insignifiante dans l’économie mondiale, doit laisser couler les banques.

D’après lui, bien qu’il y a maintenant beaucoup d’agitation et de bruits qui indiquent que les marchés sont proches de la faillite, d’ici trois mois, personne ne se rappellera si la Grèce a fait banqueroute.

L’expert a aussi souligné que le renflouement ne touchera pas les gens, puisque ce ne sont pas eux qui ont souscrit des prêts et endetté le pays.

«Le renflouement ne concerne que les banques et les financiers. Ce qu’ils [les grecs] doivent faire c’est laisser les banques faire faillite, ce sont elles qui ont souscrit des prêts, vous et moi n’avons pas souscrit de prêts, laissez-les couler et repartez à zéro», a détaillé Rogers.

En savoir plus : les Grecs craignent pour leur épargne, alors que les banques restent fermées lundi

Après l’annonce d’Alexis Tsipras d’un référendum sur la proposition de sortie de crise émise par la troïka, une vive réaction en a suivi. Certains responsables européens inquiets que le pays puisse quitter la zone euro, ont appelé à la prolongation des négociations.

La directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI) qui a participé au sommet de l'Eurogroupe samedi, s’est montré assez optimiste après l’annonce de Tsipras.

«Ensemble avec d’autres institutions, nous avons toujours fait preuve de souplesse afin de nous adapter à la nouvelle situation politique et économique de la Grèce», a-t-elle dit en assurant que le fonds allait «continuer à travailler» pour restaurer la stabilité financière de la Grèce.

Le Premier ministre français Manuel Valls, à son tour, a appelé dimanche ses collègues des pays européens à faire tout leur possible pour maintenir la Grèce dans le bloc.

«Nous ne connaissons pas les uns et les autres les conséquences d'une sortie de la zone euro sur le plan économique et politique. Et donc, nous devons tout faire pour que la Grèce reste dans la zone euro», a affirmé le Premier ministre sur Europe 1.

 

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales