Dominique Curis : la France doit dire stop et exiger un contrôle du renseignement

 La campagne «Stop surveillance de masse»© Capture d'écran du compte de Twitter @s_favereaux
La campagne «Stop surveillance de masse»

Suite au scandale d'espionnage de trois présidents français par la NSA, Amnesty international a déclaré à RT France que la surveillance était une intrusion dans l’intimité des citoyens qui violait le droit international.

Amnesty International représentée par Dominique Curis dénonce la pratique des mises sur écoute massives. L'organisation a qualifié ces pratiques d'illégales et d'inacceptables.

«Toute surveillance, toute intrusion dans l’intimité secrète des citoyens doivent faire l’objet d'un contrôle. Cette affaire nous montre bien que la situation échappe totalement à notre controle dès lors qu'on laisse les services de renseignement agir en toute impunité sans qu'il n'y ait aucune opposition», a-t-elle précisé.

Amnesty International demande que soient rappelés les principes du droit international qui interdit formellement l’espionnage. Selon l'organisation, seuls des débats géostratégiques et diplomatiques sont valables dans les relations entre Etats.

«Il est essentiel de rappeler que seuls le débat géostratégique et diplomatique est légitime. L'espionnage d'un ministère ou de toute organisation ne l'est en aucun cas», a-t-elle fait savoir.

Face au silence du gouvernement français, Dominique Curis exige que la France trouve la force de dire «non» à la surveillance massive vu que le principe «d’introduire toujours plus de surveillance» ne marche pas.

«Il faut que le droit international soit respecté. On ne doit pas se laisser entraîner dans un mouvement général de cycle sans fin où la surveillance provoque encore plus de surveillance. Je pense que mon message est assez clair : la France doit trouver la force de dire «stop» et exiger un service de contrôle du renseignement», a déclaré Dominique Curis.

L'organisation a aussi évoqué le fait que le moment des révélations de WikiLeaks au public avait été choisi au moment précis où la France était en train de mettre en œuvre sa propre politique de surveillance, ce à quoi Amnesty International s’oppose vivement car les projets de loi français sont identiques à ceux des Etats-Unis.

«J’attends une réaction cohérente du gouvernement. J’attends que le gouvernement s’indigne d’être surveillé de façon illégitime par des services du renseignement étranger. Mais les projets de loi que le gouvernement français s’apprête à approuver repose sur exactement le même le fonctionnement, c’est-à-dire, une surveillance internationale ciblée et sans aucun contrôle. On voit bien que les buts de cette surveillance n’ont rien à voir avec ce qu’on nous présente, comme la lutte contre le terrorisme. Je souhaite que le gouvernement mette en place des mécanismes de contrôle de sa propre surveillance», a souligné Dominique Curis.

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