LE DEBRIEF DU DOC : Panda, mon amour

À l’occasion de la diffusion du documentaire « Panda, mon amour », Katia Pecnik reçoit Jérôme Pouille, fondateur et éditeur du site Panda.fr.

En 2012, Jérôme Pouille a obtenu le titre «de Pambassadeur» et a participé aux recherches du centre de Chengdu où a été tourné le documentaire «Panda, Mon Amour». Aujourd’hui cette expérience lui permet de nous faire connaître les menaces qui pèsent sur l’espèce, sur l’importance de la préservation de cet animal et de son habitat.

La population de pandas géants a augmenté de 17% depuis une dizaine d’années, ce qui lui a valu de perdre le statut d’espèce menacée. Cependant, selon Jérôme Pouille, «cela n’est pas justifiée. Cette augmentation reste très insuffisante». En effet, les chercheurs ont de grandes difficultés à faire s’accoupler les animaux. Ces difficultés, explique le fondateur de Panda.fr, sont dues à la captivité : «En captivité, les mâles et les femelles ne peuvent pas communiquer, cela empêche l’acceptation du mâle par la femelle».

Cet ambassadeur du panda revient, par ailleurs sur la pratique de la «diplomatie du Panda». Le panda géant, «Trésor national de Chine», est utilisé par l’Etat chinois pour tisser des liens d’amitiés avec les nations amies. Selon ce pambassadeur «le panda est la démonstration qu’il y a des échanges commerciaux et diplomatiques réguliers avec la Chine». Il ajoute que «beaucoup de pays veulent des pandas. C’est le cas de la République tchèque, d’Israël ou encore du Japon. De hauts responsables japonais sont en ce moment en Chine pour négocier la location de pandas après le décès du dernier panda présent au Japon». L’accueil d’un panda n’est cependant pas gratuit. Les pandas, s’ils étaient autrefois offerts, sont aujourd’hui loués par la Chine. Le zoo de Beauval paie ainsi près de 1 million de dollars par an pour la location d’un couple d’animaux. «C’est un coût pour le zoo, mais le prestige n’a pas de prix» nous dit Jérôme Pouille.

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