Grèce : «Nous sommes venus jouer au football, pas faire la guerre !»

 Le match entre Panathinaikos et Olympiacos à Athènes© Vladimir Rys Photography
Le match entre Panathinaikos et Olympiacos à Athènes

Un policier a été blessé lors du derby de football entre les clubs grecs de l’Olympiakos et du Panathinaikos au cours d’affrontements entre supporters qui ont lancé des fusées et essayé d’attaquer les joueurs.

Les violences ont éclaté après que les supporters du Panathinaikos ont lancé des fusées et des feux d’artifice sur le président de l’Olympiakos, Vagelis Marinakis, qui avait essayé de sortir sur le terrain avant le début du match. Un groupe de fans a ensuite fait irruption sur le terrain lors de l’échauffement pour essayer d’attaquer les joueurs de l’Olympiakos.

Les policiers grecs sur le terrain© Anadolu Agency
Les policiers grecs sur le terrain

Ces troubles ont retardé de 25 minutes le début de cette rencontre de la 25ème journée du championnat grec. Vagelis Marinakis a été emmené d’urgence dans les vestiaires par les forces de sécurité alors que les forces de police essayaient de rétablir l’ordre. Tous les joueurs ont pu échapper aux fauteurs de troubles.

Le début de la deuxième période a été également retardé après que des feux d’artifice ont atteint le milieu de terrain de l’Olympiakos, Pajtim Kasami, à une épaule. L’entraîneur en chef Vitor Pereira a failli être blessé par une chaise lancée dans sa direction depuis les tribunes.

Une cinquantaine de supporters ayant pénétré sur la pelouse ont été évacués par la police à l’aide de gaz lacrymogènes. Des médias locaux rapportent que deux civils et un policier ont été blessés lors de ces échauffourées.

Après le match, gagné 2-1 par le Panathinaikos, Vagelis Marinakis a qualifié ces événements violents d’«atrocités».

«Je n’aurais jamais pu imaginer ce qui s’est passé aujourd’hui. Nos footballeurs ne peuvent pas bien jouer dans de telles conditions, ils sont des héros. C’est une situation sans précédent», a déclaré aux journalistes le président de l’Olympiakos. « J’ai vu les joueurs. Certains sont blessés, d’autres tristes, d’autres encore en état de choc. Nous sommes venus pour jouer au football, pas pour faire de la guerre», a conclu Vagelis Marinakis.

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