Les Etats-Unis enverront un contingent militaire en Syrie, un autre pays du Moyen-Orient

Source: Reuters

La Maison Blanche a confirmé que les Etats-Unis enverront bien un groupe de près de 50 conseillers militaires en Syrie pour qu’ils «conseillent et assistent» les rebelles syriens «modérés» dans leur lutte contre Daesh.

Le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest a déclaré que les Etats-Unis avaient l’intention d’envoyer un petit nombre de membres des forces spéciales en Syrie pour y conseiller «l’opposition modérée». Des propos qui confirment les informations diffusées par l’agence Reuters, plus tôt dans la journée.

En revanche, Josh Earnest a refusé de donner plus d’information aux journalistes en invoquant la sécurité de l’opération. Cependant, selon lui, l’administration Obama n’envisage pas de mener «d’opérations au sol» et n’enverra pas «plus de 50 soldats» en Syrie.

Le porte-parole de la Maison Blanche insiste sur le fait que ce déploiement n’est qu’une «intensification» de la campagne que les Etats-Unis ont entamée en septembre 2014. «Nous les formons pour qu’ils deviennent plus efficaces sur le champ de bataille mais en Syrie, un partenaire gouvernemental nous manque. […] pour cette raison, nous voudrions augmenter les capacités des forces modérées en Syrie», a-t-il précisé.

Jusqu'à présent, le président américain avait démenti l'option d’envoyer des troupes en Syrie, précisant que les arabes sunnites locaux devraient se battre contre Daesh au sol tandis que la coalition dirigée par les Etats-Unis les soutiendrait par voie aérienne.

Des unités des forces spéciales américaines se trouvent déjà en Irak pour aider l’armée régulière à combattre Daesh. La semaine dernière, l’un des conseillers américain, le sergent Joshua Wheeler, a été tuée lors d’une opération dont le but était de libérer des otages kurdes détenus par l’organisation terroriste dans le nord du pays.

«L’envoie des troupes en Syrie sans permission du président el-Assad est illégal» 

L’ancien lieutenant-colonel des forces aériennes américaines, Karen Kwiatkowski, s’est indigné du fait que Washington agissait de manière trop dangereuse car ses actions sont «illégales» et cela pourrait provoquer des problèmes diplomatiques.

«Il s’agit d’un signe pour montrer que les Etats-Unis essayent de faire quelque chose, mais c’est un signe faible et dangereux. Envoyer des troupes armées sur les terres et dans les airs syriens est un acte illégal. Notre position est absolument fausse. Nous n’avons pas la permission du gouvernement syrien, c’est illégal. Si quelqu’un est tué, blessé ou touché, nous aurons des problèmes au niveau diplomatique», a-t-elle précisé dans une interview accordée à RT.

Selon les estimations du journaliste britannique Jonathan Steele qui a accordé une interview à RT, les «conseillers américains auraient été envoyés au nord de la Syrie, là où les milices kurdes combattent Daesh».

Pourtant, les seules forces étrangères a lutter officiellement contre Daesh sont celles de la Fédération de Russie mais le président Poutine a précisé à plusieurs reprises que la Russie ne se lancerait pas dans une opération terrestre.

Pour Philip Breedlove, le Donbass et la Syrie sont liés

Même si les opérations aériennes russes portent leurs fruits, plus de 1 600 cibles terroristes ont été détruites en un mois, certains ne se gênent pas de critiquer ces raids.

Le général des forces aériennes américaines, Philip Breedlove, a accusé la Russie d’avoir aggravé la situation en Syrie avec ses frappes. «L’opposition modérée est une composante du processus politique, nous sommes persuadés que ce que fait la Russie va allonger le conflit en Syrie et augmenter le nombre de réfugiés qui fuient pour l’Europe».

Si la Russie veut vraiment coopérer en Syrie, elle pourrait commencer par le démontrer dans le Donbass et accomplir des actes importants, comme rendre la frontière ukrainienne aux Ukrainiens. «Si nous constatons de la bonne volonté en Ukraine, nous pourrons alors commencer à discuter du reste. Mais une fois encore tout est lié», a déclaré le général.

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