«Hypocrites» : Moscou recadre Washington qui s'inquiétait d'un tir de missile antisatellite

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Accusée par les Etats-Unis d'avoir mis la station spatiale internationale en danger par un tir de missile antisatellite, la Russie a rappelé la politique de militarisation de l'espace menée par Washington.

Ce 16 novembre, la Russie a annoncé avoir réalisé, la veille, un tir d'essai contre l'un de ses vieux satellites en orbite, soulignant que cela n'avait posé aucun risque pour la station spatiale internationale (ISS). «Le 15 novembre, le ministère russe de la Défense a mené avec succès un test à l'issue duquel l'engin spatial Tselina-D, en orbite depuis 1982 et inactif, a été détruit», a indiqué l'armée russe dans un communiqué.

Pluie de condamnations

Evoquant ce test, Washington avait accusé la Russie d'avoir provoqué un «nuage» de débris qui aurait représenté un danger pour l’ISS. Les sept personnes qui se trouvent à bord de la station se sont réfugiées dans leurs vaisseaux afin de se préparer à une éventuelle évacuation d’urgence. Le porte-parole du département d'Etat américain, Ned Price, a ainsi estimé : «Le test a jusqu'à présent généré plus de 1 500 débris orbitaux traçables et des centaines de milliers de débris orbitaux plus petits qui menacent maintenant les intérêts de toutes les nations.»

Le 15 novembre, le patron de la NASA, l'agence spatiale américaine, Bill Nelson, s'est pour sa part dit «scandalisé» par une action qu'il a jugée «déstabilisatrice». Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a quant à lui soutenu que ce champ de débris allait menacer les activités spatiales «pour des décennies». Il a aussi promis que les Etats-Unis allaient «travailler» avec ses alliés pour répondre à ce qu'il considère être un «acte irresponsable», un terme également repris par le patron de l'OTAN Jens Stoltenberg. Le Pentagone a lui déclaré qu'il allait œuvrer pour établir la trajectoire orbitale des débris, afin de prévenir des collisions.

«Les saccageurs de l’Espace ont une responsabilité accablante en générant des débris qui polluent et mettent nos astronautes et satellites en danger», a pour sa part accusé la ministre des Armées Florence Parly.

Les Etats-Unis accusés de bloquer un traité contre la militarisation de l'espace

Autant d'accusations balayées par le ministère russe de la Défense : «Les Etats-Unis savent avec certitude que les débris qui résultent de cet exercice, étant donné le moment du test et les paramètres orbitaux, n’ont pas constitué et ne constitueront pas une menace pour les stations orbitales, les engins spatiaux et les activités spatiales.»

Le ministère a par ailleurs souligné que depuis des années, Moscou appelle les Etats-Unis et les autres puissances spatiales à signer un traité visant à empêcher le déploiement d’armes dans l’espace. En vain, comme le rappelle Moscou : «Les Etats-Unis et leurs alliés bloquent son adoption. Les Etats-Unis déclarent ouvertement ne vouloir être liés par aucune obligation dans l’espace.»

Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a lui aussi répondu aux accusations étasuniennes en les qualifiant d’hypocrites. «Affirmer que la Russie est à l'origine de risques qui pèseraient sur l’utilisation pacifique de l'espace relève pour le moins de l’hypocrisie», a-t-il affirmé en conférence de presse. Le ministre russe a également dénoncé l’ambivalence des Etats-Unis au sujet de la militarisation de l’espace. Sergueï Lavrov a ainsi assuré que «les Etats-Unis eux-mêmes développ[aient] cette course aux armements très activement».

Dans la matinée du 16 novembre, l'agence spatiale russe Roscosmos avait pour sa part souligné que la sécurité de l’ISS et de son équipage était sa «priorité principale». «Seuls des efforts communs de toutes les puissances spatiales pourront assurer une coexistence aussi sûre que possible et les opérations dans le domaine spatial», a expliqué Roscosmos dans un communiqué publié le 16 novembre.

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