«Pour eux, je suis de la viande fraîche» : Assange sur les fuites d'un complot américain le visant

«Pour eux, je suis de la viande fraîche» : Assange sur les fuites d'un complot américain le visant© Kirsty Wigglesworth Source: AP
Julian Assange, le 1er février 2012, à Londres (image d'illustration).
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Julian Assange a réagi aux récentes révélations au sujet d'un projet fomenté à Washington consistant à l'enlever et à l'assassiner. De son côté, l'ancien directeur de la CIA Mike Pompeo a appelé à poursuivre les responsables de ces révélations.

Dans la foulée de la publication par Yahoo News d'un article explosif qui, se basant sur les témoignages de multiples sources au sein du renseignement américain, a confirmé l'existence d'un projet fomenté en 2017 à Washington, consistant à enlever et assassiner Julian Assange, alors confiné dans l'ambassade d'Equateur à Londres, le magazine Le Point s'est entretenu avec les avocats français et belge du fondateur de WikiLeaks.

Après plusieurs mois sans avoir pu le voir, ces derniers ont rendu visite à leur client le 30 septembre dans la prison britannique de haute sécurité où il est enfermé depuis le mois d'avril 2019.

Pour eux, je suis de la viande fraîche

Au cours de cette rencontre, le ressortissant australien a partagé avec ses interlocuteurs sa conviction d'être l'une des principales cibles d'un dispositif mis au point par Washington après le 11 septembre 2001 : un système d’espionnage à l'échelle internationale qui, au delà de ses ambitions en matière de lutte antiterroriste, ciblerait aussi dissidents et lanceurs d'alerte, relate Le Point. «Pour eux, je suis de la viande fraîche», a confié à ses avocats Julian Assange, cité par le magazine.

Sous écrou depuis près d'une trentaine de mois dans les services pénitentiaires de Sa Majesté, le ressortissant australien a pour l'heure échappé de peu à la demande américaine de l'extrader outre-Atlantique. Cependant, la justice britannique devrait communiquer le 28 octobre ce qu'elle entend faire de Julian Assange après l'appel formulé en début d'année par l'administration Biden sur ce dossier.

Pompeo confirme la véracité de certaines révélations récentes

Quasi simultanément, une récente déclaration de l'ancien secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo – qui fut par ailleurs à la tête de la CIA entre 2017 et 2018 – est discrètement venue s'ajouter aux nombreuses pièces du puzzle Assange, dont l'assemblage interminable se poursuit désormais depuis plus d'une décennie.

«Les 30 personnes qui ont prétendument parlé à un journaliste [de Yahoo News] devraient toutes être poursuivies pour avoir mentionné des activités classifiées au sein de la CIA», a en effet déclaré Mike Pompeo durant un podcast révélé le 30 septembre par le média en ligne Yahoo News, soit quatre jours après la publication de ses révélations sur l'affaire Assange.

Lorsque des méchants volent de tels secrets, nous avons la responsabilité de les poursuivre

Dans le même podcast, l'ancien patron de l'agence de renseignement a confirmé que certains éléments de l'article en question étaient «vrais», notamment l'existence d'une campagne agressive de la CIA visant à cibler WikiLeaks après la série de révélations baptisée «Vault 7», à travers laquelle l'organisation de Julian Assange avait, en 2017, mis en lumière des outils et méthodes de piratage utilisés par le renseignement américain.

«Lorsque des mauvaises personnes volent de tels secrets, nous avons la responsabilité de les poursuivre, d'empêcher que [cela] ne se produise […]. Nous voulions à tout prix tenir pour responsables les individus [en question]», a notamment déclaré Mike Pompeo au cours du même podcast, en partie retranscrit par Yahoo News, selon qui l'ancien secrétaire d'Etat a refusé de répondre à de nombreux détails sur ces récentes révélations.

L'asile en France, «une perspective pas si illusoire» ?

Cités par Le Point, les avocats français et belge de Julian Assange ont fait savoir que leur espoir d'obtenir un jour pour leur client l'asile politique en France n'était pas définitivement écarté, et ce, malgré la position de retenue dans laquelle Paris se conforte depuis plus d'une décennie sur cette affaire.

«La France, future terre d’asile pour Assange ? Il se dit qu’un vieil admirateur français récemment décédé lui aurait légué une maison dans le sud du pays. Si c’est avéré, Antoine Vey [l'avocat français de Julian Assange] assure qu’il préparera une fête retentissante pour fêter la fin du calvaire de son client […] une perspective pas si illusoire pour ses avocats», relate Le Point.

A l'heure où nous écrivons ces lignes, le sort de Julian Assange se heurte cependant toujours au silence des chancelleries occidentales, silence qui contraste avec l'indignation générale dont elles savent faire preuve en d'autres situations.

Fabien Rives

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