Immigration : Rabat qualifie d'«injustifiée» la décision de Paris sur les visas

- Avec AFP

Immigration : Rabat qualifie d'«injustifiée» la décision de Paris sur les visas© Denis BALIBOUSE Source: Reuters
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a regretté la décision de Paris de durcir les conditions d'octroi des visas au Maroc lors d'une conférence de presse, le 28 septembre (image d'illustration).
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Le Maroc a réagi le 28 septembre à la décision de la France de durcir les critères d'obtention de visas accordés au royaume, sur fond de tensions au sujet des flux migratoires. Rabat a dénoncé une mesure injuste.

Le Maroc a regretté le 28 septembre la décision de la France de durcir les conditions d'obtention des visas à l'égard du royaume. Paris a annoncé plus tôt la réduction du nombre de visas accordés au Maroc, à l'Algérie et à la Tunisie en raison du «refus» de ces trois pays du Maghreb de délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires au retour des immigrés refoulés de France.

«Nous avons pris acte de cette décision, nous la considérons comme injustifiée», a déclaré le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, lors d'une conférence de presse avec son homologue mauritanien, Ismaël Ould Cheikh Ahmed.

«Le Maroc a toujours géré la question migratoire et le flux des personnes, avec une logique de responsabilité et d’équilibre entre la facilitation des déplacements des personnes [...] et la lutte contre la migration clandestine», a affirmé Nasser Bourita. 

«La décision [de la France] est souveraine. Le Maroc va l'étudier, mais les raisons qui la justifient nécessitent de la précision, un dialogue, car elles ne reflètent pas la réalité», a ajouté le ministre des Affaires étrangères.

Une décision qui succède à un dialogue stérile entre la France et les pays du Maghreb au sujet des flux migratoires

Ce durcissement de l'octroi des visas aux ressortissants maghrébins survient à moins de sept mois de la présidentielle en France, en plein débat sur l'immigration. Gabriel Attal avait par ailleurs affirmé au micro d'Europe 1, le 28 septembre : «Il y a eu un dialogue, ensuite il y a eu des menaces ; aujourd'hui on met cette menace à exécution.»

Le Premier ministre Jean Castex et d'autres membres du gouvernement avaient d'ailleurs effectué une tournée dans les pays concernés pour tenir des réunions avec les ambassadeurs. «A un moment quand les choses ne bougent pas, nous faisons appliquer les règles», a souligné le porte-parole du gouvernement.

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