Après le meeting d'Erdogan à Strasbourg, un eurodéputé FN parle de «soumission à l'islamisme»

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors de son meeting à Strasbourg, le 4 octobre 2015.© Vincent Kessler Source: Reuters
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, lors de son meeting à Strasbourg, le 4 octobre 2015.

Pour Aymeric Chauprade, eurodéputé Front National, le ministre de l'Intérieur a fait une grave erreur en laissant le président turc Recep Tayyip Erdogan s'exprimer devant le parlement européen. Pour l'élu frontiste, c'est un acte de «soumission».

«A l'occasion de ce meeting, où les femmes et les hommes ont été séparés […] Erdogan, président d'un Etat étranger, de surcroît non européen, a appelé les Turcs d'Europe à conserver leur culture dans les pays où ils vivent, autrement dit, à ne pas s'assimiler à leur pays d'accueil», s'est insurgé l'eurodéputé FN. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s'exprimait devant le parlement européen lors d'un rassemblement contre le terrorisme, auquel 12 000 personnes étaient venues assister.

Pointé du doigt par l'opposition turque comme un meeting électoral – les élections législatives turcques doivent se tenir le 1er novembre – l'événement est décrié par le Front National, qui y voit une approbation des idées du parti islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan. Pour Aymeric Chauprade, il s'agit, de la part du ministre de l'Intérieur d'un «geste de soumission à ce nouveau totalitarisme qu'est l'islamisme». «J'espère que vous êtes bien conscient […] que vous serez un jour comptable», ajoute l'élu frontiste, «devant une France souveraine et libérée […] de ces actes de collaboration avec ces régimes soutenant l'islamisation de l'Europe».

Dans sa colère, l'eurodéputé est soutenu par son parti. Dans un communiqué, le vice-président du FN Florian Philippot estime que «ce meeting pose clairement la question de la double nationalité et de l'allégeance à une puissance étrangère». La présidente du parti, Marine Le Pen, s'est elle aussi exprimée sur Twitter, mettant en garde les Français en affirmant que «personne ne pourra dire qu'il ne savait pas».

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