Mali : l'imam Mahmoud Dicko, figure de l'opposition, accuse la France d'ingérence politique

- Avec AFP

Mali : l'imam Mahmoud Dicko, figure de l'opposition, accuse la France d'ingérence politique© MICHELE CATTANI Source: AFP
L'imam Mahmoud Dicko (au centre) à Bamako au Mali le 23 juillet 2020 (image d'illustration).

La figure de l'opposition malienne, l'imam Mahmoud Dicko, a accusé la France d''être «derrière» le maintien à son poste du Premier ministre Boubou Cissé. «Je ne suis pas un ennemi de la France mais la France doit nous respecter», a-t-il lancé.

L'imam Mahmoud Dicko, figure de proue de l'opposition malienne, a accusé ce 9 août la France d'interférer dans la politique du pays en apportant son soutien au Premier ministre malien Boubou Cissé, dont il réclame la démission.

Je ne suis pas un ennemi de la France mais la France doit nous respecter et nous devons du respect à la France

Sans donner de preuve de ses accusations, l'imam a affirmé, lors d'une conférence de presse dans la capitale malienne, Bamako, que la France était «derrière les décisions de IBK», le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, de maintenir à son poste le Premier ministre, Boubou Cissé.  

«Nous ne voulons plus de Boubou Cissé comme Premier ministre», a martelé Mahmoud Dicko, ajoutant : «Boubou Cissé n'est pas avec la majorité, il n'est pas avec l'opposition, encore moins la société civile.»

«Je ne suis pas un ennemi de la France mais la France doit nous respecter et nous devons du respect à la France», a-t-il déclaré à l'occasion.

«Nous sommes déterminés, nous n'avons pas peur et nous n'allons pas reculer», a par ailleurs fait savoir Mahmoud Dicko, espérant que la nouvelle manifestation anti-Keïta prévue le 11 août «s'inscrir[ait] dans l'histoire».

Le Mali, en proie à une profonde crise multidimensionnelle

Le Mali est ébranlé par une profonde crise socio-politique. Malgré des tentatives de médiation de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), aucune solution de sortie de crise n'a été trouvée. 

Fin avril, la Cour constitutionnelle malienne a invalidé une trentaine de résultats des élections législatives de mars-avril, dont une dizaine en faveur de la majorité du président Ibrahim Boubacar Keïta. Depuis cette décision, une coalition hétéroclite d'opposants, de chefs religieux et de membres de la société civile, le Mouvement du 5 juin, réclame le départ du président malien, au pouvoir depuis 2013.

Le week-end du 10 juillet, une grande manifestation contre le pouvoir a dégénéré en trois jours de troubles meurtriers à Bamako, faisant 11 morts.

Le 29 juillet, un plan de sortie de crise au Mali a essuyé un triple revers : l'opposition a réclamé à nouveau le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta, elle a rejeté la main tendue par le Premier ministre et des députés ont refusé d'obtempérer à une demande de démission des Etats d'Afrique de l'Ouest.

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