Au moins 464 Iraniens morts à La Mecque : un bilan qui risque encore d'augmenter ?

En Iran, la catastrophe de La Mecque a entraîné d'importantes manifestations devant l'ambassade d'Arabie saoudite. Source: Reuters
En Iran, la catastrophe de La Mecque a entraîné d'importantes manifestations devant l'ambassade d'Arabie saoudite.

L'Iran estime que plus de 450 de ses ressortissants sont morts dans la bousculade survenue le 26 septembre à la Mecque. Sur fond de tensions entre les deux pays, l'Arabie saoudite est aussi accusée de minimiser le nombre de victimes.

Au départ, ce sont plus de 700 morts qui étaient annoncés. Près d'une semaine après la bousculade meurtrière de La Mecque ce bilan est encore revu à la hausse et pourrait dépasser les 1000 victimes. Après avoir tout d'abord évoqué environ 150 Iraniens morts, Téhéran a par exemple annoncé, jeudi, que plus de 400 Iraniens étaient victimes du drame de La Mecque.

«Sept jours après ce tragique accident (la bousculade de Mina) et de recherches sans relâche (...) le nombre de pèlerins iraniens montés au paradis pendant qu'ils accomplissaient les rituels du hajj à Mina est de 464», selon le comité iranien d'organisation du hajj.

L'Iran et d'autres pays ont accusé, depuis la catastrophe, l'Arabie saoudite de minimiser le nombre de victimes de cette bousculade. Selon Riyad, ce sont ainsi 769 morts qui sont à déplorer, mais l'Iran affirme que le bilan pourrait être de 2000 à 4000 morts.

Cette discorde sur le nombre de morts de la bousculade de Mina survient dans une période de vives tensions entre les deux pays. Téhéran, comme d'autres pays, dénoncent des manquements aux normes de sécurité. «La catastrophe a été causée par des actes de négligence», avait dénoncé l'ayatollah Khamenei au lendemain de la tragédie. Les premiers ressortissants iraniens devraient toutefois être prochainement rapatriés grâce à un accord conclu sur fond de tensions entre Ryad et Téhéran.

Mercredi, l'ayatollah Ali Khamenei avait même estimé que «le gouvernement saoudien ne (faisait) pas son devoir en ce qui concerne le rapatriement des corps». Il avait prévu une dure réaction en cas de manque de réaction de l'Iran. Il avait aussi ajouté que si l'Iran devait réagir, les Saoudiens «ne feront pas le poids». Cette polémique intervient alors que l'Iran chiite et l'Arabie sunnite s'opposent en effet, depuis plusieurs semaines, sur pratiquement tous les sujets : Syrie, Yémen, Liban... 

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