Des millions de vies sauvées grâce au confinement ? Trump écorche les modèles suédois et brésilien

Des millions de vies sauvées grâce au confinement ? Trump écorche les modèles suédois et brésilien© Mandel NGAN Source: AFP
Donald Trump, le 5 juin 2020 (image d'illustration).
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S'exprimant au sujet de la crise sanitaire du Covid-19, Donald Trump a vanté la fermeture du pays qui, selon lui, a permis de sauver de nombreuses vies, l'opposant aux situations «terribles» et «difficiles» que connaissent la Suède et le Brésil.

«Nous avons fermé notre pays [...] Nous avons sauvé probablement deux millions, deux millions et demi de vies. Ca aurait pu être un million de vies... Je pense rien en-dessous de cela», a déclaré le 5 juin Donald Trump lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, avant d'évoquer rapidement la gestion de crise sanitaire en Suède et au Brésil, deux pays où les dirigeants ont, entre autres, fait le choix de remettre en cause les mesures de confinement face à la propagation du Covid-19. Une stratégie concernant laquelle le président américain a émis des réserves, puisqu'il a souligné que les deux pays connaissaient aujourd'hui «une période terrible» et «des temps très difficiles». Il a en outre expliqué que si les Etats-Unis avaient suivi la méthode de ces pays, la situation aurait pu y être «au minimum 10 fois» pire en termes de bilan humain.

Ces propos ont été repris par plusieurs médias au Brésil, suscitant par la même occasion les commentaires de certaines personnalités politiques du pays, très amers envers la gestion de crise du président Jair Bolsonaro.

«Même l'allié de Bolsonaro reconnaît la honte de notre gouvernement ! Bolsonaro fait honte au Brésil», a par exemple considéré le député socialiste Alessandro Molon, qui a repartagé une vidéo de cette déclaration de Donald Trump.

Le non-confinement en Suède et au Brésil

Dès le début de la pandémie, la Suède a choisi de ne pas confiner sa population. Les autorités sanitaires ont en effet préféré appeler chacun à la «responsabilité» en termes de distanciation physique, d'application stricte des règles d'hygiène ou encore d'isolement en cas de symptômes.

Comme le rapporte l'AFP, parmi les mesures les plus strictes adoptées jusqu'à présent, figurent l'interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes et celle des visites dans les maisons de retraite. L'approche suédoise a suscité une vague de critiques, aussi bien sur le territoire qu'à l'extérieur, à l'heure où le nombre des morts dans le pays a largement dépassé celui enregistré par ses voisins nordiques, qui ont tous imposé des mesures restrictives.

Selon les chiffres officiels les plus récents, 44 730 cas de coronavirus ont ainsi été détectés dans le pays depuis le début de la crise, et 4 659 personnes y sont décédées des suites de la maladie. A titre de comparaison, la Norvège enregistre 238 décès du Covid-19, la Finlande 323 et le Danemark 589, ces trois pays ayant une population environ deux fois moins importante que la Suède.

Le chômage, la faim et la misère seront l'avenir de ceux qui soutiennent la tyrannie de l'isolement total

Au Brésil, les maires et gouverneurs se sont vu attribuer la responsabilité de mettre en place ou non des mesures de confinement. Mais le président Jair Bolsonaro s'est opposé publiquement à toute mesure restrictive, prônant à de multiples reprises la réouverture généralisée du Brésil, au nom de la santé économique du pays.

Au mois d'avril, le chef d'Etat brésilien avait par exemple pris part à une manifestation réclamant la fin du confinement, suscitant une vague d'indignation nationale.

«Le chômage, la faim et la misère seront l'avenir de ceux qui soutiennent la tyrannie de l'isolement total», avait-il encore martelé à la mi-mai.

Pays d'Amérique latine le plus touché par la pandémie, le Brésil totalise, selon le dernier bilan officiel, 672 846 personnes infectées et près de 36 000 décès en raison du coronavirus.

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