Allemagne : un Irakien suspecté de terrorisme attaque une policière au couteau avant d’être abattu

Rafik Youssef n'en était pas à son premier coup d'essai en matière de violence. Source: Reuters
Rafik Youssef n'en était pas à son premier coup d'essai en matière de violence.

Un ressortissant Irakien âgé de 41 ans a été tué par balles par les forces de l’ordre à Berlin après avoir grièvement blessé une policière au couteau. Il était suspecté d’islamisme.

Rafik Youssef a sauvagement attaqué une policière berlinoise au couteau avant d’être abattu par les forces de l’ordre jeudi matin. En liberté conditionnelle, le suspect venait d'ôter le bracelet électronique qu’il portait depuis la libération.  

Avant le drame, la police avait reçu des appels évoquant un «homme dangereux armé d’un couteau» dans le district de Spandau. Une fois arrivée sur les lieux, la policière a subit l’assaut de l’agresseur qui l’a poignardé dans le cou avant de tomber sous les balles de son coéquipier.

L’état de l’agent serait «stable» à en croire la police. Elle se trouverait toujours en soins intensifs.

La police évoque l’acte isolé d’un déséquilibré et si le procureur estime qu’il est prématuré de parler d’un acte terroriste, cet Irakien âgé de 41 ans n’en était pas à son premier fait d’arme. 

En 2004, avec deux complices, il avait projeté d’assassiner le Premier ministre irakien de l’époque Iyad Allaoui alors que ce dernier se rendait en visite en Allemagne. Jugé en 2008, il avait été condamné à huit années de réclusion.

Il y a deux ans, après sa remise en liberté, Rafik Youssef avait menacé plusieurs agents de police et un juge lors d’une audience.

Membre d’Ansar al-islam

A l’époque, Rafik Youssef et ses deux complices,  Abdoulaziz Rashid et Mazen Ali Hussein avaient également été reconnus coupables d’appartenance au groupe sunnite Ansar al-islam. Cette émanation d’Al-Qaïda a vu le jour en 2001 au Kurdistan irakien.

Christine Rebsam-Bender, la juge chargée de l’affaire, évoquait en 2008 «la personnalité difficile de Rafik qui s'emportait très vite». L’incriminé s’était déclaré «très, très fier» au moment du verdict.



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