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7 soldats, 80 «terroristes» et plusieurs civils tués dans une attaque au nord du Burkina Faso

Une attaque contre un détachement militaire à Arbinda, une ville au nord du Burkina Faso, a débouché sur la mort de 80 terroristes, sept soldats et plusieurs dizaines de civils. Des véhicules, des armes et des munitions ont été récupérés par l'armée.

Sept soldats, plusieurs civils et 80 «terroristes» ont été tués au cours d'une attaque contre un détachement militaire à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, a annoncé ce 24 décembre l'état-major des armées dans un communiqué. «Un nombre important de terroristes ont attaqué simultanément le détachement militaire et les populations civiles d’Arbinda», dans la province du Soum, poursuit le texte. 

Une attaque d'une «rare intensité»

Au cours de cette attaque d’une «rare intensité», qui a duré «plusieurs heures», «la détermination et l’audace des éléments du détachement composés des forces terrestres et de la gendarmerie ont permis de neutraliser 80 terroristes», selon l’état-major. «Côté ami, on déplore malheureusement sept morts, dont quatre militaires et trois gendarmes et une vingtaine de blessés [...] plusieurs victimes civiles ont également été dénombrées», indique l’armée. 

«Une centaine de motos, de l’armement et des munitions en grande quantité ont également été récupérés». «Une traque des terroristes, qui ont dû battre en retraite face à la riposte des éléments du détachement, a été entamée» en coordination «avec les forces aériennes», souligne encore l’état-major. De son côté, la présidence du Burkina Faso fait état de 35 civils tués, dont «une majorité de femmes». 

De nombreuses attaques djihadistes depuis 2015

Le 16 décembre, l'armée avait annoncé avoir neutralisé quatre terroristes à Belhouro, également dans le nord du Burkina Faso. Depuis début novembre, les forces de défense et de sécurité du pays ont annoncé avoir tué une centaine de djihadistes au cours de plusieurs opérations, des bilans impossibles à confirmer de source indépendante.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques djihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015, comme ses voisins sahéliens.

Le Nord et l'Est sont particulièrement touchés et Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

Depuis 2015, les attaques djihadistes au Burkina ont fait plus de 700 morts et environ 560 000 déplacés et réfugiés, d'après les Nations unies. Ces attaques sont rarement revendiquées mais attribuées à des groupes armés djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et Daech. 

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