Les deux gardiens en poste la nuit de la mort de Jeffrey Epstein ont été arrêtés

Les deux gardiens en poste la nuit de la mort de Jeffrey Epstein ont été arrêtés© Lucas Jackson/Reuters Source: Reuters
La prison de New-York où Epstein était incarcéré au moment de sa mort.

Les deux gardiens de prison en poste la nuit du décès du milliardaire Jeffrey Epstein ont été arrêtés le 19 novembre. La justice américaine les soupçonne d'avoir falsifié leurs fiches de présence.

Nouveau rebondissement dans l'affaire Epstein. Les deux gardiens de prison qui étaient chargés de surveiller sa cellule au moment de sa mort ont été arrêtés le 19 novembre, selon une information rapportée par BFM TV.

Le milliardaire américain Jeffrey Epstein avait été emprisonné après la mise à jour d'un gigantesque réseau de prostitution à caractère pédocriminel autour de sa personne. Les noms de personnalités politiques en vue telles que le Prince Andrew, Bill Clinton, Ehud Barak ou encore Donald Trump ont été cités dans cette affaire. Or, Jeffrey Epstein avait été retrouvé pendu dans sa cellule peu de temps après l'ouverture de son procès.

Sieste et shopping sur internet, l'attitude étrange des gardiens de cellule d'Epstein

La justice des Etats-Unis reproche aux gardiens d'avoir failli à leur mission de surveillance. Supposés effectuer une ronde toutes les trente minutes, les deux hommes n'en auraient effectué aucune entre 22h30 et 6h30 du matin, heure à laquelle le corps a été découvert.

Selon le procureur fédéral de Manhattan, cité par BFM TV, les deux gardiens auraient dormi ou encore surfé sur internet, réalisant notamment des achats en ligne. Afin de dissimuler leurs manquements, ils auraient falsifié leur feuille de présence en affirmant avoir effectué les rondes nécessaires. Selon le procureur fédéral chargé de l'enquête, les deux hommes risquent jusqu'à cinq ans de prison. Une enquête pour «entreprise criminelle» a également été ouverte par le FBI.

Jeffrey Epstein, un «suicide apparent» qui soulève de nombreuses questions

Peu après le décès du milliardaire, le ministre de la Justice américain s'était dit «consterné» et «franchement en colère», déplorant de «graves irrégularités» dans son incarcération. Jeffrey Epstein avait notamment été placé dans une cellule individuelle, alors que, depuis une précédente tentative de suicide, la présence d'un codétenu lui avait été imposée.

Le médecin légiste ayant réalisé l'autopsie du corps de Jeffrey Epstein avait conclu à un «suicide apparent». Cette thèse avait néanmoins été mise en doute par Donald Trump quelques jours après le décès. Un expert indépendant mandaté par le frère de Jeffrey Epstein avait également jugé plus plausible la thèse de l'homicide.

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