La Chine menace de mettre fin à sa coopération avec la France en matière policière

La Chine menace de mettre fin à sa coopération avec la France en matière policière© Chen Hui/Southern Metropolis Daily Source: Reuters
Un policier chinois se tient devant de la drogue confisquée en quantité à Shenzhen (image d'illustration).
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Les autorités chinoises auraient exprimé leur souhait de rompre leur coopération policière avec la France. Ce choix pourrait être lié à la décision de Paris d'accorder l'asile à l'épouse de l'ancien chef d'Interpol, condamné en Chine pour corruption.

Pékin a annoncé rompre toute coopération avec les autorités françaises en matière policière, d'après Le Monde. Une décision qui, selon le ministère français de l'Intérieur, pourrait être particulièrement préjudiciable dans le cadre de la lutte contre la contrefaçon, dont l'industrie hexagonale pâtit. Les échanges techniques dans le domaine de la lutte antiterroriste entre les deux pays, entre autres, seront également affectés par cette rupture.

Une source proche du dossier a nuancé auprès de l'agence AFP : «Il n'y a pas eu de demande officielle de suspendre la coopération, mais un souhait exprimé de manière informelle.»

Selon une source diplomatique citée par Le Monde, cette décision chinoise serait liée à celle de Paris, d'accorder en mai dernier l'asile politique à l'épouse de l'ancien président d'Interpol Meng Hongwei. Celui-ci, qui était aussi vice-ministre de la Sécurité publique dans son pays, s'était subitement volatilisé en septembre 2018, ne donnant pas de nouvelles après avoir quitté Lyon. Au bout d'une dizaine de jours, Pékin avait annoncé qu'il avait été arrêté en Chine, soupçonné d'avoir reçu des pots-de-vin. Meng Hongwei est en détention depuis lors et a plaidé coupable pour corruption lors de son procès à Pékin.

Restée en France, l'épouse de Meng Hongwei, Grace Meng, estime que les autorités chinoises n'ont pas présenté «quelque preuve que ce soit à l'appui de leurs allégations» et a déposé plainte au début de l'année, en France, pour tentative d'enlèvement. 

Pékin souhaite obtenir le retour en Chine de Grace Meng afin d’engager des poursuites contre elle, en qualité de complice des infractions reprochées à son mari.

Lire aussi : La France ouvre une enquête après la disparition du chef d'Interpol

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