Téhéran juge «provocateur» l'appel à une mission navale européenne dans le Golfe

Téhéran juge «provocateur» l'appel à une mission navale européenne dans le Golfe© Hasan Shirvani / MIZAN NEWS AGENCY Source: AFP
Une vedette rapide des Gardien de la Révolution patrouille près du pétrolier battant pavillon britannique Stena Imperio, le 21 juillet (image d'illustration).

La proposition d'une «mission de protection maritime dirigée par les Européens» dans le Golfe émise par Londres a été très mal perçue du côté de Téhéran, qui a dénoncé un message «provocateur» qui allait «accentuer les tensions».

La tension ne retombe pas dans le Golfe où Téhéran a fait part le 28 juillet de sa ferme opposition à l'éventuel envoi par les Européens d'une flotte dans la région. «Nous avons entendu qu'ils comptent envoyer une flotte européenne dans le Golfe Persique», a ainsi relevé le porte-parole du gouvernement iranien Ali Rabiei, cité par l'agence ISNA, avant de dénoncer cette proposition comme étant un «message hostile» et un acte «provocateur» qui allait «accentuer les tensions».

Le 22 juillet, l'ex-ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt – par ailleurs écarté trois jours plus tard du gouvernement de Boris Johnson – avait en effet appelé à la mise en place d'une «mission de protection maritime dirigée par les Européens» dans le Golfe, après l'arraisonnement par l'Iran d'un pétrolier battant pavillon britannique dans le détroit d'Ormuz.

Mais la position britannique ne fait toutefois pas forcément l'unanimité auprès de ses alliés européens. Dans un entretien paru le 26 juillet, la ministre française des Armées Florence Parly a indiqué que Paris, Londres et Berlin prévoyaient de «coordonner» leurs moyens et «partager [leurs] informations» dans le Golfe pour y renforcer la sécurité maritime, mais sans pour autant y déployer des moyens militaires supplémentaires. «Nous ne voulons pas contribuer à une force qui pourrait être perçue comme aggravant les tensions», a-t-elle ainsi affirmé.

La zone stratégique du détroit d’Ormuz, par lequel transite une partie importante du brut mondial, est le théâtre depuis plusieurs semaines d'une recrudescence des tensions entre d’une part les Etats-Unis et leurs alliés et de l’autre l’Iran.

Lire aussi : Regain de tensions après la saisie par l’Iran d’un pétrolier britannique dans le détroit d’Ormuz

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»