Yémen : l'Arabie saoudite recruterait des adolescents soldats dans le Darfour ravagé par la guerre

Yémen : l'Arabie saoudite recruterait des adolescents soldats dans le Darfour ravagé par la guerre© Anees Mahyoub Source: Reuters
Un soldat des forces gouvernementales yéménites, en août 2018 (image d'illustration).

Enlisée dans le conflit meurtrier du Yémen, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite aurait recours à des mercenaires africains. Selon le New York Times, le Darfour fournit des soldats mineurs vendus par des familles plongées dans la misère.

Des adolescents sont-ils utilisés comme mercenaires par l'Arabie saoudite dans le conflit au Yémen ? C'est ce qu'affirme le New York Timesdaté du 28 décembre dernier.

Selon l'enquête du quotidien new-yorkais, qui a interviewé des combattants somaliens de retour du Yémen, les guerriers mineurs représenteraient au moins 20% des unités de mercenaires soudanais au service des Saoudiens. Ces adolescents, âgés de 14 à 17 ans, seraient originaires du Darfour, région du Soudan ravagée depuis 2003 par des combats. D'après deux autres témoignages avancés par le New York Times, ces mineurs pourraient même représenter 40% des effectifs...

Les familles savent que la seule façon d'avoir une vie meilleure est que leurs fils partent à la guerre et leur rapporte  de l'argent

Le New York Times relève en outre qu'au Darfour, des parents qui ont tout perdu dans la guerre civile (bétail, habitation, récolte..) se portent volontaires pour – littéralement – vendre leurs enfants aux recruteurs. «Les familles savent que la seule façon d'avoir une vie meilleure est que leurs fils partent à la guerre et leur rapporte  de l'argent», explique ainsi un enfant de 16 ans, incapable devant les journalistes de pointer le Yémen sur une carte. Ce même enfant explique également que les recruteurs peuvent payer jusqu'à 10 000 dollars pour un adolescent soldat.

Depuis 2015, le Yémen est le théâtre d'une guerre opposant les rebelles chiites houthis, qui contrôlent la capitale yéménite Sanaa et le port de Hodeida, à la coalition arabe sous commandement saoudien qui défend le gouvernement réfugié à Aden.

Au mois d'août, au moins 66 enfants ont perdu la vie dans des frappes de la coalition menée par Riyad dans la province de Saada, au nord du pays. Pour la première fois depuis 2016, de fragiles pourparlers de paix inter-yéménites se sont ouverts le 6 décembre dernier en Suède.

Lire aussi : Fillette morte de la famine au Yémen : comment Facebook a censuré une photo du New York Times

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»