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Après l'annonce du retrait américain, la France déclare qu'elle restera engagée en Syrie

Au lendemain de l'annonce du retrait américain, de nombreuses chancelleries occidentales ont réagi. La France a fait savoir, par la voix de ses ministres des Affaires européennes et des Affaires étrangères, son intention de rester engagée en Syrie.

La France «reste» militairement engagée en Syrie, selon le ministre française des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, après l'annonce du retrait des troupes américaines stationnées dans le pays.

«Pour le moment bien sûr, nous restons en Syrie», a ainsi déclaré le ministre sur la chaîne d'information en continu CNEWS, interrogée sur le retrait américain annoncé la veille par le président Donald Trump, à la surprise générale. Quelque 2 000 soldats américains seraient actuellement déployés dans le nord de la Syrie.

C'est vrai qu'on a beaucoup avancé en Syrie dans la coalition mais ce combat continue, nous continuerons à le mener

«La lutte contre le terrorisme n'est pas terminée», a ajouté Nathalie Loiseau, évoquant «l'attaque terroriste à Strasbourg», dans le nord-est de la France, qui a fait la semaine du 10 décembre cinq morts et onze blessés dont certains se trouvent toujours dans un état grave.

«C'est vrai qu'on a beaucoup avancé en Syrie dans la coalition mais ce combat continue, nous continuerons à le mener», a-t-elle précisé, ajoutant que la lutte contre le terrorisme avait «fait des grands progrès». La décision américaine unilatérale «nous fait réfléchir encore davantage à la nécessité d'avoir une autonomie de décision, une autonomie de stratégie en Europe. Cela montre qu'on peut avoir des priorités différentes [des Etats-Unis]», a enfin noté Nathalie Loiseau.

«Daesh n’est pas rayé de la carte, ni ses racines d’ailleurs», a de son côté commenté dans un tweet le ministre français des Armées Florence Parly. «Il faut vaincre militairement de manière définitive les dernières poches de cette organisation terroriste», a-t-elle ajouté, reconnaissant cependant que le groupe terroriste était «plus affaibli que jamais». 

«Daesh est passé à la clandestinité et en mode insurrectionnel dans sa manière de combattre. Daesh a perdu plus de 90% de son territoire. Daesh n’a plus de logistique comme il a pu en avoir», a-t-elle également rappelé.

En Syrie, si la France participe à la coalition internationale sous commandement américain avec des avions de chasse stationnés notamment en Jordanie et de l'artillerie à la frontière irakienne avec la Syrie en soutien de la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS), Paris n'a jamais confirmé officiellement la présence de forces spéciales sur le terrain, évoquée par le Pentagone

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