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«Russophobie» : Poutine fustige la différence de traitement des affaires Skripal et Khashoggi

S'exprimant lors de sa conférence de presse annuelle, le président russe Vladimir Poutine a estimé que le «deux poids, deux mesures» de la communauté internationale entre l'affaire Khashoggi et l'affaire Skripal relevait de la russophobie.

Selon Vladimir Poutine, la différence des réactions concernant l'affaire Khashoggi et l'affaire Skripal est un signe de la «russophobie» ambiante. 

Alors qu'il s'exprimait dans le cadre de sa conférence de presse annuelle ce 20 décembre, le président russe a estimé que l'empoisonnement des Skripal était un prétexte pour attaquer la Russie et imposer des sanctions conformes à la «mentalité russophobe», alors que la réaction du monde à l’assassinat de Jamal Khashoggi avait été très différente.

Concernant le journaliste saoudien assassiné au consulat de son pays à Istanbul, Vladimir Poutine a estimé qu’il y avait «un silence complet» dans l'affaire Khashoggi, tandis que la Russie a été la cible de plus en plus de sanctions à la suite de l'affaire Skripal. Pourtant, Jamal Khashoggi «a été assassiné, cela est évident, mais Skripal est en vie, Dieu merci», a rappelé Vladimir Poutine.

Selon le président russe, l’explication de ce «deux poids, deux mesures» est à chercher ailleurs. «L'objectif est de freiner autant que possible le développement de la Russie», a-t-il expliqué. «Nous sommes perçus comme un rival», a poursuivi le président russe, relancé sur le sujet des sanctions. Il a ajouté que la Russie avait dû faire face à des sanctions «à travers son histoire». «La "russophobie politisée" est utilisée par l'Occident pour contenir la Russie en tant que concurrent sur la scène internationale», a-t-il analysé.

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