Après le sommet d'Helsinki, une partie de la classe politique américaine enrage contre Donald Trump

Après le sommet d'Helsinki, une partie de la classe politique américaine enrage contre Donald Trump© Aaron Bernstein Source: Reuters
Le sénateur démocrate Bernie Sanders, candidat malheureux à l'élection présidentielle, en commission budgétaire au Capitole à Washington en février 2018, illustration

Tentant un réchauffement des relations diplomatiques russo-américaines lors d'un sommet à Helsinki, Donald Trump a essuyé de vives critiques aux Etats-Unis. Certains politiques l'accusent de «trahison», chez les démocrates comme dans son propre camp.

Après le sommet très attendu entre Donald Trump et Vladimir Poutine à Helsinki ce 16 juillet, de nombreux responsables politiques américains, démocrates comme républicains, se sont adonnés à leur exercice favori : le Trump bashing. Sur Twitter, le chef d'Etat américain avait d'ailleurs prédit dès le 15 juillet la teneur des critiques qui lui seraient adressées : «Je me rends à Helsinki en Finlande et j'ai hâte de rencontrer le président Poutine demain, malheureusement, quelque soit la réussite du sommet [...], je vais essuyer des critiques me disant que ce n'est pas assez bien», avait posté Donald Trump à la veille de cette rencontre historique.

Démocrates et républicains jugent sévèrement le président américain

Prophétie auto-réalisatrice ou magie du systématisme ? Le 17 juillet, politiques et médias américains semblaient unanimes : Donald Trump aurait «trahi» sa nation en rencontrant Vladimir Poutine en Finlande.

Le candidat malheureux à l'investiture républicaine John McCain, sénateur de l'Arizona, a par exemple estimé sur Twitter que le sommet était «l'un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine», alors même que les présidents Ford, Bush et Clinton ont tous rencontré un dirigeant russe dans la capitale finlandaise.

Dans le camp démocrate, le sénateur de New York Chuck Schumer a jugé que le président américain s'était montré «irréfléchi, dangereux et faible» et est même allé jusqu'à affirmer : «Des millions d’Américains vont continuer à se demander si la seule explication possible à ce comportement dangereux est la possibilité que le président Poutine possède des informations nuisibles sur le président Trump.»

Le chef du groupe démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a quant à elle lâché : «Un triste jour pour l'Amérique.»

Pour le candidat malheureux à la primaire démocrate de 2016, le sénateur Bernie Sanders, le 16 juillet était «une bonne journée pour Poutine» et «une mauvaise journée pour le peuple américain». Il qualifie ensuite Donald Trump de «président idiot».

L'ancien directeur de la CIA sous la présidence de Barack Obama, John Brennan n'a pas non plus mâché ses mots : «Donald Trump [...] a franchi la ligne rouge [...] Sa conférence de presse à Helsinki relevait franchement de la trahison.»

Les médias américains, traditionnellement vent debout contre la politique trumpienne, n'ont pas changé d'avis. Le célèbre présentateur Anderson Cooper, grand détracteur de Donald Trump, a ainsi déclaré : «Vous venez peut-être de regarder une des prestations les plus gênantes de la part d'un président américain à un sommet, face à un dirigeant russe, c'est certainement le pire que j'ai vu.» Cette salve était accompagnée des hashtags : «sommet de la trahison» et «Trump le traître».

Donald Trump partait pourtant à Helsinki avec l'espoir de restaurer des liens diplomatiques mis à mal entre Washington et Moscou et dénonçait la politique de son prédécesseur, responsable selon lui des mauvais rapports entre son pays et la Russie. 

Le président américain a estimé que la journée s'était bien déroulée à Helsinki et qu'elle était conforme à ses attentes. «Les pourparlers se sont tenus dans une atmosphère de travail franche. Je les considère comme très réussis et très utiles [...] Nous sommes contents de notre première véritable rencontre [...]. J'espère que nous avons commencé à mieux nous comprendre. Nous n'avons pas pu tout déblayer mais nous avons fait un pas important dans cette direction», a-t-il ainsi déclaré lors de la conférence de presse après son entretien bilatéral avec son homologue russe Vladimir Poutine.

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