Royaume-Uni : le Kremlin s'inquiète du nouveau cas d'empoisonnement au Novitchok à Amesbury

Royaume-Uni : le Kremlin s'inquiète du nouveau cas d'empoisonnement au Novitchok à Amesbury© Henry Nicholls Source: Reuters
Deux agents de la police britannique en faction à Amesbury après la confirmation de l'empoisonnement au Novitchok, le 5 juillet, illustration

Après l'empoisonnement au Novitchok de deux personnes à Amesbury, le secrétaire d'Etat britannique à la Sécurité somme Moscou de fournir des explications. Le Kremlin assure ne pas disposer d'informations.

Lors d'une conférence de presse le 5 juillet, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré que son gouvernement était «très inquiet» de «l'utilisation répétée de telles substances [les agents innervants] en Europe» et a précisé : «Nous n'avons pas d'informations sur la substance en réalité utilisée, la façon dont elle a été utilisée.»

Moscou a également accusé Londres de n'avoir jamais voulu d'enquête commune avec la Russie sur l'utilisation d'un agent innervant en Angleterre contre l'ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille, alors que Londres demande à Moscou de s'expliquer après un nouvel empoisonnement de deux Britanniques.

«La Russie a proposé dès le début à la Grande-Bretagne une enquête en commun et cette proposition est restée lettre morte», a déclaré aux journalistes Dmitri Peskov, reprochant à Londres de ne montrer «aucun intérêt» envers la démarche russe.

Le porte-parole rappelle par ailleurs que Moscou «dément catégoriquement et continue à démentir catégoriquement être impliqué de quelque manière que ce soit dans ce qui s'est passé» à Salisbury. «Aucune preuve convaincante des accusations impliquant la Russie n'a été présentée par la partie britannique», a-t-il souligné.

Le Kremlin regrette par ailleurs que les deux Britanniques se trouvent actuellement dans un état critique et leur souhaite un prompt rétablissement.

Les deux personnes hospitalisées dans un état critique à l'hôpital même où Sergueï Skripal et sa fille avaient été traités après leur empoisonnement ont bel et bien été exposées à du Novitchok. C'est ce qu'a annoncé le 4 juillet Neil Basu, le chef de la police antiterroriste britannique, associée à l'enquête à titre «procédural». Il a en outre précisé que la police ignorait pour l'instant par quels moyens ils avaient pu être exposés au Novitchok.

Les deux victimes, une femme et un homme tous deux âgés d'une quarantaine d'années, ont été retrouvés inconscients le 30 juin dans une habitation de Muggleton Road, à Amesbury, tout près de Salisbury. 

Lire aussi : Salisbury : le couple hospitalisé a été exposé au Novitchok selon la police britannique

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»