Quand les politiques perdent les pédales... et se font prendre

Si le parlement anglais est cette fois-ci dans la lumière, il n'est pas seul à avoir été touché par les scandales. Source: Reuters
Si le parlement anglais est cette fois-ci dans la lumière, il n'est pas seul à avoir été touché par les scandales.

L'affaire de celui que la presse a rebaptisé «Lord Coke» n'est finalement pas une première. Nombreux sont les hommes politiques à avoir, un jour, franchi la ligne jaune.

Mardi, John Sewel, un Lord anglais membre du parlement, a dû démissionner suite à la parution sur le site de The Sun d'une vidéo le montrant en train de consommer de la cocaïne avec des prostituées, ou en perfecto avec un soutien-gorge rouge...

John Sewel n'est pourtant pas la première personnalité politique à être au coeur d'un scandale de ce type. RT dresse la liste non exhaustive de ces politiques rattrapés par les scandales.

Et visiblement, les Anglais sont habitués aux dérapages des personnalités publiques. S'il n'a jamais fait de politique, le prince Harry, membre de la famille Royale, a, lui aussi, fait parler de lui pour de mauvaises raisons. Des photos, encore publiées par The Sun, dévoilaient ainsi le petit-fils de la Reine arborant un brassard nazi lors d'une soirée alcoolisée. Et plus récemment, de vieilles photos de la Reine Elizabeth faisant le salut nazi ont ressurgi. 

Toujours en Grande-Bretagne, depuis quelques semaines, Lord Janner, un politicien gallois très engagé avec le Labour, parti travailliste anglais, fait face à des poursuites judiciaires pour des accusations d'abus sexuels sur mineurs

Un autre britannique bien connu, Max Mosley, ancien président de la Fédération internationale automobile, avait, lui été piégé par le tabloïd News of the World qui avait révélé une vidéo montrant l'homme s'adonner à des pratiques sado-masochistes à connotation nazie avec des prostituées.

Aux Etats-Unis, le cas le plus emblématique reste celui de Bill Clinton, visé par une procédure d'impeachment après avoir menti à la télévision sur sa relation avec Monica Lewinsky, une stagiaire de la Maison Blanche avec qui il avait eu des rapports sexuels. S'il ne sera finalement pas destitué, Bill Clinton souffrira durant tout le reste de son mandat de cette affaire peu glorieuse. 

Toujours aux Etats-Unis, c'est le gouverneur de New York Eliot Spitzer qui a fait parler de lui pour de mauvaises raisons. En effet, en mars 2008, alors qu'il travaillait sur la campagne d'Hillary Clinton, le FBI a démantelé un réseau de proxénétisme et a trouvé, parmi la liste des clients, le nom d'Eliot Spitzer... dont le travail était justement de faire tomber les réseaux de prostitution. Il aurait au total dépensé 80 000 dollars en prostituées. Il a fini par démissionner sous la pression des New-Yorkais. Il est désormais journaliste politique. 

Un peu plus au nord, au Canada, c'est Rob Ford, le maire de Toronto, qui a vu une partie peu glorieuse de sa vie dévoilée dans les médias. En 2013, le Globe and Mail s'est procuré une vidéo où l'on peut voir le maire de la ville en train de fumer du crack, un dérivé de la cocaïne. Il a finalement avoué la vérité, tout en refusant de démissionner. Il deviendra la risée des médias, et s'il ne démissionnera pas, il quittera son siège de maire à la fin de son mandat, en octobre 2014.

Bien plus proche de nous que le Canada, la France a aussi connu un homme politique empêtré dans un scandale sexuel. Le 14 mai 2011, alors patron du FMI et favori de l'élection présidentielle en France, Dominique Strauss-Kahn est arrêté pour l'agression sexuelle d'une femme de chambre, à New York. Il passera quelques nuits à la prison de Rikers avant d'être assigné à résidence. Finalement, le 10 décembre 2012, la procédure est abandonnée suite à la conclusion d'une transaction financière. Dominique Strauss-Kahn sera ensuite jugé en France, pour «proxénétisme aggravé en bande organisée». Il est finalement relaxé en juin 2015.

En France toujours, c'est le candidat à l'élection présidentielle russe de 2012, Mikhaïl Prokhorov, qui avait fait parler de lui. Il avait ainsi été interpellé en 2007 à son hôtel de Courchevel dans le cadre d'une enquête sur un réseau de prostitution. Après avoir appelé les Russes à boycotter les Alpes françaises, il avait finalement obtenu un non-lieu. 

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