«Les Italiens d'abord !» : Matteo Salvini recadre Bruno Le Maire, qui avait mis Rome en garde

«Les Italiens d'abord !» : Matteo Salvini recadre Bruno Le Maire, qui avait mis Rome en garde © Tiziana FABI, Brendan Smialowski Source: AFP
Image d'illustration : Bruno Le Maire et Matteo Salvini

La future coalition gouvernementale italienne a annoncé des mesures anti-austérité qui ont notamment fait réagir le ministre français de l'Economie et des Finances. Après avoir mis en garde Rome, Bruno Le Maire a reçu une réponse de Matteo Salvini.

Après l'avertissement du ministre français pour qui «la stabilité financière de la zone euro serait menacée [par l'orientation économique d'un gouvernement formé par la Ligue et le Mouvement 5 étoiles en Italie]», Matteo Salvini a réagi sur les réseaux sociaux le 20 mai.

Les Italiens d'abord !

Le secrétaire fédéral du parti anti-immigration et eurosceptique la Ligue a dénoncé «une invasion de terrain inacceptable» de Bruno Le Maire et insisté sur les axes majeurs de la politique qu'il souhaite mettre en œuvre, rappelant dans un premier tweet qu'il ne voulait pas «continuer sur la voie de la pauvreté, de la précarité et de l'immigration : Les Italiens d'abord !»

Dans un deuxième tweet, Matteo Salvini a mis en garde Bruno Le Maire de façon indirecte en conseillant aux «ministres français de s'occuper de la France». Et le chef de file de la Ligue de réaffirmer : «Nous ferons le contraire de ce que les gouvernements précédents ont fait.»

Le 20 mai, Bruno Le Maire était le premier à mettre en garde Rome de manière officielle alors que la future coalition gouvernementale italienne envisageait de demander à Bruxelles une modification de la règle des 3% de déficit.

En rupture avec la doctrine économique préconisée par la Commission européenne, la Ligue et le Mouvement 5 étoiles se sont entendus sur des mesures anti-austérité assez ambitieuses. Au-delà de la modification de la règle des 3% de déficit, le programme de gouvernement inclut aussi la promesse d'un revenu minimum de 780 euros par personne et par mois ou encore un abaissement de l'âge de départ à la retraite. Bruxelles s'inquiète par ailleurs des ambitions italiennes en termes de politique migratoire.

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