Kremlin : dire que le véto à la résolution du MH17 prouve la culpabilité de la Russie est absurde

Kremlin : dire que le véto à la résolution du MH17 prouve la culpabilité de la Russie est absurde
Le porte-parole du président russe Dmitri Peskov

Après que la Russie a posé son véto sur la résolution de l’ONU sur le vol MH17, elle a été accusée par l’Ukraine d’être coupable en catastrophe. Cependant, le porte-parole du Kremlin souligne que ces accusations n’ont pas de base.

«Je veux le dire encore une fois : quand la Russie a demandé à plusieurs reprises où se trouvaient les matériels liés aux discussions des contrôleurs aériens […] l’Ukraine n’a donné aucune suite. C’est pourquoi dans ce cas-là, de telles accusations sont absurdes et inconvenantes», a déclaré le porte-parole du président russe Dmitri Peskov, en répondant face aux journalistes aux déclarations du chef de la diplomatie ukrainienne que «le seul fait de voter contre la résolution implique la conscience de sa propre culpabilité».

Malgré le fait que la Russie a mis le véto sur le tribunal international, le porte-parole a esquivé la question concernant le manque présumé de son objectivité. «C’est une question pour les avocats», a éludé Dmitri Peskov.

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Mais l'enquête, selon le porte-parole du président russe doit être indépendante et sans aucune politisation. «La Russie suit sa ligne, souhaitant que cette enquête soit réelle et libre de toute politisation», en ajoutant que l’investigation doit avoir pour but de trouver les coupables de la mort des passagers. Pourtant, la Malaisie, l’Australie, la Belgique, les Pays-Bas et l’Ukraine ont rejeté à plusieurs reprises l'aide de l’équipe d’experts russes. Dmitri Peskov a exprimé son regret à ce propos, en indiquant que la Russie ne reçoit pas de réponses à toutes ses questions.

Même s'il y a les difficultés, l’enquête doit être finalisée, estime le porte-parole du Kremlin. Et pour le faire, «il faut tenir en compte l’intégralité de l’information», a-t-il mis en relief, ce qui, selon lui n’est pas toujours le cas. Au printemps, l’entreprise russe Almaz-Antei fabricant des systèmes de missiles antiaériens Bouk, qui, selon l’une des versions de l’enquête, a été la cause du crash du MH17, a réalisé sa propre enquête. Celle-ci a montré que le missile a été lancé depuis un système de missile Bouk de modification ukrainienne et depuis le territoire contrôlé par l’armée de Kiev. Cependant, cette information n’a pas été prise en considération par les enquêteurs officiels.

 

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