«Si le tireur de Lafayette avait été suivi pour sa maladie mentale, il n’aurait pas acheté d’arme»

Des enquêteurs se tiennent près du cinéma de Lafayette en Louisiane© Lee Celano Source: Reuters
Des enquêteurs se tiennent près du cinéma de Lafayette en Louisiane

John Russell Houser, 59 ans, tireur présumé du cinéma de Lafayette, en Louisiane, présentait des antécédents de violence familiale et des problèmes mentaux. Des responsables pointent du doigt les coupes budgétaires des hôpitaux psychiatriques.

Moins de 24 heures après le drame qui a vu John Russell Houser ouvrir le feu dans un cinéma de Louisiane aux Etats-Unis – tuant Jillian Johnson ,33 ans, et Mayci Breaux, 21 ans, ont été tués et neuf autres personnes ont été blessées – puis se suicider, on en sait plus sur le profil psychologique du tireur.

L’habitant de l’Alabama est accusé d’avoir utilisé une arme de poing de calibre 40, d’avoir tiré une rafale de 13 balles pour un motif inconnu, sans cibler quelqu’un en particulier.

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Sa famille a dit qu’il présentait «un état mental instable» et «souffrait de troubles mentaux, en tant que maniaco-dépressif et bipolaire». De plus, Houser était connu de la police locale à cause des plaintes de violence familiale et vandalisme déposées à son encontre, a confié le shérif du comté Heath Taylor. Entre 2008 et 2009 le tireur présumé a été traité pour sa maladie mentale. Sa famille avait peur de lui, et a demandé au tribunal de l’interner dans un hôpital psychiatrique. Le juge a accepté la requête de la famille en statuant que Houser était «un danger pour lui-même et pour les autres». Mais même après être sorti de l’hôpital, il était toujours violent, selon le NY Daily News.

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Après que le shérif Heath Taylor a été demandé pourquoi Houser n’avait pas été interné dans l’hôpital psychiatrique après tous ses démêlés avec la police, il a répondu : «Il y a des coupes budgétaires des services de santé mentale, c’est effrayant pour nous et pour la communauté. Cela permet à tous ces gens de marcher dans la rue. C’est un scénario effrayant auquel nous faisons face chaque jour. C’est une décision économique qui a fait fermer des unités de santé mentale».

Si Houser avait été traité pour sa maladie mentale, cela l’aurait empêché d’acheter une arme, a ajouté le shérif Heath Taylor.

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