MH17 : Almaz-Antei est prête à démontrer que ce ne sont pas les rebelles qui ont tiré

Artem Zhitenev Source: RIA NOVOSTI
Artem Zhitenev

L’entreprise russe de défense et d’armement Almaz-Antei s’est déclarée prête à réaliser une expérience qui prouverait l’inconsistance de l’hypothèse prêtant aux rebelles le lancement d’un missile antiaérien qui aurait provoqué le crash du vol MH17.

L’entreprise Almaz-Antei a fait savoir qu’elle avait réussi à obtenir de «nouvelles données» dans l’enquête sur le crash du vol MH17 de Malaysia Airlines. Ces informations contrediraient la version selon laquelle le Boeing 777 malaisien aurait été abattu par un missile tiré à partir des territoires contrôlés par les rebelles dans le Donbass.

«Cette version ne tient pas debout, car les conditions d’une rencontre de l’avion avec le missile ne correspondent pas aux dommages constatés sur les fragments du fuselage du Boeing malaisien», rapporte le service de presse de l’entreprise.

Il ajoute aussi que de nouveaux résultats ont été obtenus grâce à une «modélisation sur un super-ordinateur» qui «prend en considération les caractéristiques réelles d’un système antiaérien Bouk-M1».

Conformément aux recherches qu’ils ont effectuées, les responsables d’Almaz-Antei sont prêts à mener «une expérience en plein air» reproduisant ce qui s’est passé dans le ciel ukrainien le 17 juillet 2014 avec le vol MH17 de Malaysia Airlines.

Malgré le coût considérables d’une telle expérimentation, Almaz-Antei est prête à la réaliser «à ses frais».

Le patron de l’entreprise, Ian Novikov, a également fait savoir qu’il était disposé à inviter «des spécialistes internationaux, des experts indépendants et compétents, aussi bien que des représentants des plus grands groupes aéronautiques» pour participer à ce test. De plus, le service de presse a souligné qu’Almaz-Antei n’avait pas pour objectif de trouver des assistants ou des coupables de cette tragédie. «Le but est de confirmer le type du missile lancé, sa trajectoire, son acquisition de la cible et les conditions de son explosion près du fuselage de l’appareil opérait le vol MH17», a-t-il encore précisé.

En savoir plus: Crash du MH17 : «la vérité sera établie, mais trop tard»

Le 2 juillet Almaz Antei qui produit les systèmes de missiles antiaériens Bouk, a présenté pour la première fois son point de vue sur les probables raisons probables du crash du Boeing malaisien : tous ses spécialistes se rejoignent sur le fait qu’il était impossible de tirer un missile à partir de l’agglomération de Snejnii, à l’Est de la région de Donetsk.

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