Elor Azaria, le soldat ayant achevé un palestinien, entre en prison escorté par ses soutiens

Elor Azaria, le soldat ayant achevé un palestinien, entre en prison escorté par ses soutiens © Amir Cohen Source: Reuters
Elor Azaria à son entrée en prison le 9 août 2017

Condamné à 18 mois de prison pour avoir achevé d'une balle dans la tête un assaillant palestinien blessé au sol, le soldat franco-israélien Elor Azaria est entré en centre de détention militaire sous les applaudissements.

Le soldat franco-israélien Elor Azaria a débuté sa peine le 9 août dans le centre de détention militaire de Rishon Letsion, en Israël. Le 30 juillet, la cour d'appel a rejeté le recours déposé par jeune homme de 21 ans condamné à 18 mois de prison pour avoir achevé d'une balle dans la tête, le 24 mars 2016 à Hébron, un palestinien nommé Abdel Fattah al-Sharif qui venait d'être blessé lors d'un tir de riposte et était étendu au sol. Le soldat a justifié son geste en expliquant que le palestinien blessé, qui venait d'attaquer son groupe au couteau, pouvait avoir dissimilé une ceinture d'explosifs sous ses vêtements. La diffusion de la vidéo de la scène et le procès qui s'en est suivi ont déclenché une vive émotion dans le monde et entraîné un profond débat en Israël. Ses soutiens étaient venus en nombre pour l'accueillir. 

Le soldat a fait le trajet de sa caserne à la base de Tzrifin, près de Rishon Letsion, en voiture, accompagné de ses proches eux aussi en voiture et arborant le drapeau israélien. 

De nombreuses journalistes ainsi que des soutiens du jeune homme étaient présents pour son arrivée en prison qui a été diffusée en direct à la télévision. 

Le soldat franco-israélien, qui a agi dans le cadre de son service militaire, n'a pas exprimé de remords pour son acte. «Au bout du compte, je rentre en prison la tête haute», avait-il ainsi déclaré dans une vidéo devenue virale, une semaine avant son incarcération. Il a néanmoins affirmé qu'il n'aurait pas tiré sur l'homme s'il avait su qu'il ne portait pas de bombe. De nombreuses personnalités politiques israéliennes, souvent de droite, lui ont exprimé leur soutien, dont le premier ministre Benjamin Netanyahu, qui avait pourtant initialement approuvé la décision de l'état-major de le poursuivre. 

Le franco-israélien a formulé une demande, qui doit encore être examinée, de commuer sa peine en travail d'intérêt général, pour pouvoir, selon lui, «reconstruire [sa] vie et la vie de [sa] famille, et recoller les morceaux».

Lire aussi : Rejet de l'appel du soldat franco-israélien condamné pour avoir tué un Palestinien au sol

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»