Bientôt un «front international» anti-Uber ?

Bientôt un «front international» anti-Uber ? © Stringer Shanghai Source: Reuters
Des chauffeurs de taxi protestent contre Uber le 25 mai 2015 à Mexico (Mexique)

Des organisations de taxis mexicaines et espagnoles ont lancé lundi un «front international» pour faire face aux sociétés Uber et Cabify et leurs services de transports accessibles grâce aux applications pour smartphone.

Daniel Medina, de la centrale Taxistas Organisados de Ciudad de Mexico, a expliqué lors d'une conférence de presse que le Mexique lançait «conjointement» avec d'autres pays, «un front international contre l'opération illégale de certaines entreprises comme Uber(...), qui mettent en danger le secteur du taxi». «Sur ce front, nous nous associons avec l'Espagne, la France et le Brésil» a-t-il déclaré.

Selon Miguel Chacon, responsable de l'organisation Elite Taxi, le 29 juillet prochain une manifestation en soutien aux chauffeurs de taxis mexicains qui demandent l'interdiction d'Uber et Cabify se déroulera devant l'ambassade du Mexique à Madrid.

L'homme a expliqué lors d'une téléconférence depuis la capitale espagnole que l'entreprise Uber détruisait «totalement l'économie sociale dans laquelle nous vivons». Selon Miguel Chacon, les services d'Uber sont payés «au noir» autant que ses chauffeurs. 

Toutefois, les responsables de ces organisations de taxis n'ont pas donné plus de détails sur les actions qu'ils envisageaient de réaliser conjointement. 

Comme en Europe, en Amérique Latine, les chauffeurs de taxis mènent une guerre sans pitié au géant américain du transport de personnes. Au Mexique, au Brésil et en Colombie, les trois principaux marchés d'Uber en Amérique latine, des chauffeurs utilisant les applications pour smartphone ont  été pourchassés et agressés lors de manifestations très violentes.  

En France, le 3 juillet, Uber a annoncé la suspension de son service UberPOP dans l'attente d'une décision du Conseil constitutionnel d'ici fin septembre. Deux dirigeants d'Uber ont par ailleurs été renvoyés en correctionnelle.

Les chauffeurs de taxis dénoncent la concurrence déloyale des sociétés tels que Uber ou Cabify qui encouragent de simples particuliers à s'improviser chauffeurs, uniquement via de simples applications pour smartphone, sans pour cela s'acquitter d'une licence obligatoire et onéreuse que doivent posséder les chauffeurs de taxi pour exercer leur activité.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»