La confiance des Italiens envers l’UE a chuté brusquement à la lumière de la crise grecque

Drapeaux italien et européen à Rome Source: Reuters
Drapeaux italien et européen à Rome

D’après un sondage effectué par l’institut Ipsos Italia, près d'un tiers des Italiens constatent un affaiblissement des institutions européennes, la confiance des Italiens envers l’UE et son rôle dans la politique internationale a chuté jusqu’à 49%.

La majorité absolue des Italiens estiment qu’en conséquence de la crise grecque, l’Union européenne s’est beaucoup affaiblie, parce qu’elle n’a pas su trouver une solution pour unir les pays européens, signale le sondage effectué par l’institut de statistiques Ipsos Italia à la demande du journal Corriere della Sera

D’après le sondage, 72% des Italiens constatent un affaiblissement impressionnant des institutions de l’UE au vu de la crise grecque tandis que 14% pense qu’au contraire, elles se sont renforcées.

Le dirigeant d'Ipsos Italia, Nando Pagnoncelli, a noté que le référendum prévu pour ce dimanche constitue un grand défi pour toutes les institutions européennes, c’est pourquoi les citoyens retiennent leur souffle quant aux conséquences possibles.

D’après M. Pagnoncelli, la confiance des Italiens envers l’UE a d’abord chuté de 72% à 53% en 2011, suite au début de la crise grecque. «Depuis, elle a diminué jusqu’à atteindre aujourd’hui le niveau le plus bas avec 49%. Cependant, Il ne faut pas oublier que 54% des Italiens ont salué la victoire de Tsipras en janvier dernier, espérant l’atténuation des mesures d’austérité au profit de la croissance économique », a-t-il expliqué.

En ce qui concerne le référendum, s’il était organisé en ce moment en Italie, alors 51% des Italiens répondraient «oui» aux propositions des créanciers internationales. «La majorité (51%) voterait pour les mesures prescrites par l’Europe afin d’empêcher la faillite d’Italie et sa sortie de la zone euro, tandis que 30% voteraient contre, en prenant le risque de retrouver une lire italienne fortement dévaluée», a indiqué le président d'Ipsos Italia.

En outre, la majorité des Italiens croient qu’indépendamment des résultats du référendum, Athènes sera capable de s’entendre avec l’UE et faire ce qu’il faut pour rester dans la zone euro. Toutefois, 31% des interrogés estiment que ce sont la faillite et le rejet de la devise commune européenne qui attendent la Grèce.

Le 5 juillet, les grecs devront décider s’il faut accepter ou rejeter les demandes des créanciers qui proposent un plan de sauvetage de la Grèce en échange de nouvelles règles d’austérité. Si le peuple vote «oui», le gouvernement d’Alexis Tsipras devra très probablement démissionner et le peuple fera face à de strictes mesures d’austérité réclamées par les créanciers.

Cependant, le «Non» pourrait forcer la Grèce à sortir de la zone euro, en posant, par conséquence, la question de la viabilité de l’euro.

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