Prison Break : plus de 1000 détenus s’échappent d’une prison yéménite

Khaled AbdullahSource: Reuters
Khaled Abdullah

Quelques 1 200 détenus, y compris certains suspectés de liaisons avec Al-Qaïda, ont réussi une évasion spectaculaire de la prison de Taiz, au Yémen. Un nouveau regain de tension dans un pays déchiré par des querelles politiques et religieuses.

L’enceinte a été attaquée et plusieurs gardes ont quitté leur poste, rapportent des fonctionnaires. «Des groupes armés proches d’Al-Qaïda ont attaqué aujourd’hui la prison centrale de la ville de Taiz, en conséquence de quoi plus de 1 200 dangereux prisonniers se sont échappés», a affirmé un responsable de sécurité cité par l’agence d’Etat Saba.

Ceci marque l’une des plus grandes évasions qu’a connu le pays au cours de ces dernières années, qui met en relief le manque de sécurité au Yémen alors que plusieurs factions combattent pour prendre le pouvoir. 

Un autre responsable a confirmé à l’agence Reuters que certains fugitifs sont «suspectés de faire partie d’Al-Qaïda», en ajoutant qu’ils ont profité du chaos qui règne en ville pour s’enfuir.

«Des combats acharnés ont eu lieu près de la prison centrale, des comités populaires se sont approchés et ont pris le contrôle du quartier, mais des forces de [l’ex-président] Saleh ont ouvert les portes de la prison», a affirmé un fonctionnaire.

Des tensions au Yémen ont resurgi après que le président chiite Saleh a quitté le pouvoir en 2012. Les Houtis chiites qui le supportent, d’après certaines informations avec le soutien de l’Iran, ont saisi la capitale Saana en septembre de l’année dernière en chassant l’actuel président sunnite Abd-Rabbu Mansour Hadi. 

En savoir plus: Les Saoudiens ont repris les raids aériens sur le Yémen dès la fin du cessez-le-feu

Les forces houties ont avancé vers Taiz en mars, dans un mouvement de conquête vers le Sud.

La coalition menée par l’Arabie saoudite a répondu par des frappes aériennes, qui n’ont pas réussi à donner de progrès visibles, les unités armées yéménites soutenant l’ex-président du pays et allié des Houtis Ali Abdullah Saleh livrant une résistance acharnée.

Cette évasion est la troisième depuis le début de la campagne de l’Arabie saoudite le 26 Mars. L’une des plus récentes a eu lieu en avril, où des détenus ont fui de la prison de la ville occidentale de Mukalla après que des forces armées ont déserté la ville.

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