ONU : l’Afrique du Sud aurait dû transférer Omar el-Béchir à la CPI

Le président soudanais Omar el-Béchir © Siphiwe Sibeko
Le président soudanais Omar el-Béchir

Le président soudanais Omar el-Béchir, accusé de génocide et de crimes de guerre dans son pays, aurait dû être arrêté à Johannesburg comme le demandait la Cour pénale internationale, a déclaré Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU.

Un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre du président soudanais Omar el-Béchir doit être mis en œuvre par tous les Etats signataires du Traité de la CPI, a déclaré lundi le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Il a ajouté que le mandat de la CPI «devait être respecté» et qu’il prenait cette question au sérieux.

Omar el-Béchir s’était rendu en Afrique du Sud pour participer au sommet de l’Union africaine, d’où il a pu regagner Khartoum au Soudan malgré le mandat de la CPI sans être inquiété par les autorités sud-africaines. 

Omar el-Béchir est accusé de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre perpétrés depuis 2003 dans la région soudanaise du Darfour où le gouvernement lutte contre des groupes armés qui à leur tour accusent les autorités d’opprimer la population non-arabe. Il est arrivé au pouvoir en 1989 après avoir organisé un coup d’Etat militaire. Omar el-Béchir est le premier chef d’Etat qui ait été inculpé par la CPI.

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