Astana : ouverture des négociations pour le règlement du conflit en Syrie

Astana : ouverture des négociations pour le règlement du conflit en Syrie© Capture d'écran de la video de RT
Le dirigeant du groupe rebelle Jaysh al-Islam, Mohammed Allouche

Les négociations entre le gouvernement et les groupes d’opposition ont débuté à Astana, au Kazakhstan, dans le cadre de l’initiative russe, turque et iranienne. Les parties essaient de trouver un accord pour mettre un terme au conflit syrien.

Le président Kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, a inauguré les pourparlers sur la Syrie, soulignant que le conflit syrien pouvait être résolu seulement «par des négociations». «La difficile situation actuelle en Syrie a attiré l’attention du monde entier. Je dois avouer que le conflit sanglant qui a lieu depuis environ six ans n’a apporté que misère et douleur à la terre sacrée où tant de civilisations et de cultures différentes ont vécu», a-t-il déclaré.

Les groupes rebelles ont de leur côté confié à Reuters que l’opposition et le gouvernement syrien n’auraient pas de négociations en tête-à-tête à Astana. Cependant, la diffusion en direct des négociations a laissé entrevoir que Mohhamed Allouche, dirigeant de Jaysh al-islam, coalition de groupes islamistes et salafistes qui lutte dans la région de Damas, était présent aux côtés des représentants du gouvernement syrien.

© Capture d'écran de la vidéode RT
Mohhamed Allouche

Les délégations des pays qui parrainent les négociations (Russie, Turquie et Iran), ainsi qu’une délégation de l’ONU dirigée par l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura sont présentes pour les négociations. Le gouvernement syrien est représenté par Bachar Jaafari, représentant actuel de la Syrie auprès de l’ONU.

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L’opposition syrienne est représentée par 12 groupes rebelles. Selon le chef de la délégation russe, Alexandre Lavrentiev, le format de cette rencontre est unique, car elle réunit les représentants du gouvernement et de l’opposition syrienne sous le même toît.

En outre, c’est la première fois que les Etats-Unis ne sont pas représentés dans des négociations d'un tel niveau par une délégation officielle, mais par leur ambassadeur dans le pays qui accueille l'événement. Ces pourparlers servent de préalable aux négociations de paix qui doivent se tenir à Genève sous l'égide de l'ONU le 8 février.

Les pourparlers doivent se tenir à huis clos et seront entérinés par les Nations unies. Les pays organisateurs doivent annoncer les résultats des négociations ce 23 janvier. Environ 300 journalistes du monde entier couvrent cet événement.

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