Territoires occupés : un ministre israélien veut annexer la plus grande colonie de Cisjordanie

Territoires occupés : un ministre israélien veut annexer la plus grande colonie de Cisjordanie
Deux écolières palestiniennes passent devant la colonie de Maale Adumim, en Cisjordanie, en 2013, photo ©Reuters/Ammar Awad

Le ministre de l'Education israélien Naftali Bennett veut présenter une loi à la Knesset afin d'annexer à Israël la colonie de Maale Adumim, l'une des plus grandes de la Cisjordanie occupée. Et ce n'est qu'un début pour le responsable politique.

Après avoir appelé à l'annexion de colonies, Naftali Bennett se fait plus précis. Membre du parti d'extrême droite ultra religieux et sioniste Habait Haiehudi, «Le Foyer juif», préconise de rattacher administrativement une des plus grandes colonies juives en territoires occupés à Israël. De cette façon, d'un point de vue administratif, ladite colonie n'en serait plus une.

«Avec une présence depuis 50 ans, le temps est venu de mettre un terme à la loi martiale» qui régit la colonie, a déclaré Naftali Bennett. Ce dernier ne cache pas son intention d'ailleurs d'annexer à terme toute la zone C, définie par les défunts accords d'Oslo II en 1995, Cette zone, entièrement sous contrôle israélien, devait être rétrocédée à l'Autorité palestinienne en 1997 à l'issue d'un processus de paix resté lettre morte.

Naftali Bennett est ainsi passé outre les injonctions de Benjamin Netanyahou, lequel a demandé expressément de ne pas évoquer des annexions territoriales en Palestine. Le ministre a également fait part de son intention de rattacher à l'Etat hébreu la vallée du Jourdain, ainsi que les colonies d'Ariel et Ofra. «L'ère de l'Etat palestinien a pris fin», s'est-il félicité, notant qu'après l'investiture de Donald Trump le 20 janvier 2017, «la Palestine sera retirée de l'ordre du jour».

Le 23 décembre dernier, grâce à l'abstention des Etats-Unis, le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) a adopté une résolution exigeant l'arrêt de la colonisation israélienne en Palestine occupée. Le texte, qui dénonce une «violation flagrante» du droit international, a provoqué l'ire du gouvernement israélien comme des ultra-orthodoxes. Donald Trump avait exprimé des regrets sur Twitter.

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