Pour le ministre des Affaires étrangères polonais, Donald Tusk est un «modèle de mal et de bêtise»

Pour le ministre des Affaires étrangères polonais, Donald Tusk est un «modèle de mal et de bêtise»
Donald Tusk, ancien Premier ministre polonais, est Président du Conseil européen depuis 2014, et se montre assez critique avec son pays d'origine

Le président du Conseil européen, ancien Premier ministre polonais, n'a pas les faveurs de l'exécutif actuel de son pays d'origine, qui lui reproche de ne pas soutenir la Pologne sur la scène européenne.

Le ministre des Affaires étrangères polonais, Witold Waszczykowski, a qualifié Donald Tusk, président du Conseil européen depuis 2014, de «modèle du mal et de la bêtise» dans une déclaration faite ce mardi 3 janvier. Il reprenait en fait des termes employés par Donald Tusk lui-même dans un tweet publié le soir du 31 décembre 2016, et dans lequel il disait souhaiter que «la Pologne soit préservée du mal et de la bêtise». 

Le message adressé par Donald Tusk à son pays d'origine en guise de vœux pour la nouvelle année était une allusion à peine voilée à la ligne plutôt eurosceptique défendue par le Président polonais Andrzej Duda, élu en 2015, et à son parti - une ligne à laquelle Donald Tusk est très opposé. Ancien Premier ministre polonais, il n'a jamais entretenu de bonnes relations avec l'exécutif polonais actuel, qui avait manifesté peu d'enthousiasme à soutenir sa candidature au poste de Président du Conseil européen. 

«Nous sommes un pays qui a pour ambition réelle de tenir des discussions sur le futur de l'Union européenne, sur le Brexit et sur les rapports du Royaume-Uni avec l'Europe, mais sur tous ces sujets, monsieur Tusk ne nous a été d'aucune aide», a constaté amèrement Witold Waszczykowski. 

La Pologne traverse une période de tensions politiques importantes. L'opinion semble divisée au sujet de la politique conduite par le Parti conservateur au pouvoir. En dépit des mouvements de protestation et des manifestations qui ont eu lieu à l'automne dernier, les discours critiques envers Bruxelles du Président Andrzej Duda semblent faire mouche. Réciproquement, la Pologne est au cœur de l'attention de l'Union européenne, qui s'est déclarée «inquiète» du contrôle de l'accès des médias au parlement en décembre dernier.

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