Le club Bilderberg abordera les questions de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité

Hôtel de Bilderberg, à Oosterbeek, aux Pays-Bas, lieu de la première conférence Bilderberg en 1954
Hôtel de Bilderberg, à Oosterbeek, aux Pays-Bas, lieu de la première conférence Bilderberg en 1954

Outre les élections présidentielles américaines, la crise grecque et la position de la Russie, les participants à la conférence de Bilderberg discuteront du développement de l’intelligence artificielle et les risque que représente le cybermonde.

Le club qui réunit depuis plus de six décennies les hommes politiques et les magnats financiers, industriels, médiatiques les plus puissants de l‘Occident, sans oublier la royauté, tiendra une nouvelle rencontre cette semaine en Autriche. Quelques 140 hôtes visiteront la station alpine de Telfs-Buchen, où la conférence aura lieu, qui se trouve à 20 kilomètres du site du sommet du G7.

Le groupe a publié son ordre du jour et la liste des invités à leur réunion privée de quatre jours. Parmi les politiciens, on compte les premiers ministres néerlandais Mark Rutte et belge Charles Michel et quelques autres ministres tels que le chancelier de l'Echiquier britannique George Osborne, la ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen et le ministre finlandais des Finances Alexander Stubb.

Le palier des fonctionnaires dans le groupe comprend le diplomate américain John Allen, émissaire du président Obama pour la coalition contre l’Etat islamique. Les grandes organisations internationales seront notamment représentées par Benoît Coeuré, membre du conseil exécutif de la Banque centrale européenne.

La communauté du renseignement enverra Thomas Ahrenkiel, directeur des services de renseignements danois, qui aura l’honneur de s’entretenir avec l’ancien directeur de la CIA David Petraeus. Ce dernier est pressenti au poste de président du «KKR Global Institute». Le participant régulier du club de Bilderberg est Henry Kissinger, ancien secrétaire d'Etat de conseiller à la Défense nationale sous la présidence de Richard Nixon et chef actuel du cabinet Kissinger Associates.

La liste des invités mentionne aussi des cadres dirigeants de géants financiers incluant la Deutsche Bank, Santander, AXA groupe, JP Morgan, HSBC, BlackRock et Goldman Sachs, des représentants de multinationales pétrolières telles que Royal Dutch Shell et BP, des industriels Siemens et Airbus, des groupes médiatiques Bloomberg et The Economist, des titans du numérique LinkedIn et Google, etc.

La conférence de Bilderberg affiche un ordre du jour très varié, allant des prochaines élections américaines jusqu’à la stratégie européenne envers l’Iran, la Russie, l’OTAN, la prolifération nucléaire…

Les nouveaux sujets sont la cybersécurité et l’intelligence artificielle, à propos de laquelle Demis Hassabis, vice-président de Google DeepMind, aura beaucoup de choses à dire.

Peu d’information devrait filtrer à travers les murs de cette station autrichienne difficile d’accès, et aucune déclaration publique n’est prévue après la conférence. Le secret entourant toutes les réunions de Bilderberg, qui est censé encourager le franc parler entre ses participants, alimente de nombreuses théories conspirationnistes qui présentent le club comme une sorte de cabale secrète se réunissant chaque année pour orchestrer la mise sous tutelle des Etats occidentaux.

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