«Pas de poste vacant» : Londres répond à la proposition de Trump de nommer Farage ambassadeur

«Pas de poste vacant» : Londres répond à la proposition de Trump de nommer Farage ambassadeur © Carlo Allegri Source: Reuters
Donald Trump reçoit Nigel Farage lors d'un meeting pendant sa campagne électorale.

Le Premier ministre britannique n'a pas apprécié le tweet du président élu qui conseillait de nommer Nigel Farage comme ambassadeur du royaume aux Etats-Unis. Ce dernier se dit prêt à aider les relations entre les deux pays.

«Pas de poste vacant», voilà la réponse laconique de Downing Street à la suggestion de Donald Trump de nommer Nigel Farage ambassadeur du Royaume-Uni à Washington. Un porte-parole de Theresa May ajoutant : «Nous avons déjà un excellent ambassadeur aux Etats-Unis.»

Le président élu, qui ne s'est pas embarrassé des conventions durant sa campagne, semblerait continuer sur sa lancée. Alors que les usages diplomatiques veulent qu'un ambassadeur soit nommé par son pays d'origine, le magnat de l'immobilier a soufflé sa proposition à travers son moyen de communication privilégié, Twitter : «Beaucoup de gens aimeraient voir Nigel Farage représenter la Grande-Bretagne comme ambassadeur aux Etats-Unis. Il ferait un excellent travail.»

Nigel Farage s’est déclaré «très flatté» par l'appel du pied de Donald Trump. «J’ai dit depuis que j’ai rencontré le président élu que j’aimerais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour œuvrer de manière positive à aider les relations entre nos deux pays», a-t-il expliqué à l’agence Press Association.

Les deux hommes sont en excellent termes depuis de long mois. Après avoir participé à la campagne électorale du milliardaire, le fer de lance de la victoire du Brexit a été la première personnalité politique à le rencontrer après son élection. 

La relation privilégiée qu'entretiennent la Grande-Bretagne et les Etats-Unis pourraient être remise en question depuis l'élection de Donald Trump. Les députés britanniques avaient en effet débattu d'une interdiction de territoire pour le candidat républicain pendant la campagne électorale en janvier dernier. Le milliardaire avait répondu que le cas échéant, il mettrait un terme à ses investissements dans le pays.

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