Le ministre allemand des Finances s'inquiète d'une contagion de l’«effet Trump» aux pays européens

Le ministre allemand des Finances s'inquiète d'une contagion de l’«effet Trump» aux pays européens© Alex Wroblewski Source: Reuters
Le ministre allemand des Finances met en garde contre un "effet Trump" imminent en Europe

Si en Europe, des partis souverainistes se sont félicités de l’élection de Donald Trump, le ministre allemand des Finances a mis en garde contre un phénomène similaire sur le Vieux Continent, appelant les élites européennes à en tirer les leçons.

«Le populisme démagogique n’est pas seulement le problème de l’Amérique. Le débat politique, ailleurs en Occident, est également dans un état alarmant», a déclaré le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble dans le magazine d’actualité Bild, au lendemain de l’élection inattendue de Donald Trump aux Etats-Unis.

En Europe, les agendas «populistes» sont en hausse car «les élites dans la politique, dans le commerce et dans la société ne font pas toujours bonne impression», a estimé le ministre allemand, avant d’ajouter : «Chacun doit être prêt à apprendre et si nous sommes ouverts à la perspective de changer, et la capacité de réformer, le populisme démagogique aura fort à faire.»

Ces propos font écho à ceux du ministre allemand de l’Economie, Sigmar Gabriel, qui avait qualifié le nouveau président élu des Etats-Unis de «pionnier d’un nouveau mouvement international autoritaire et chauviniste», au lendemain de sa victoire.

Dans le même temps, de nombreux partis souverainistes en Europe ont accueilli favorablement cette élection, jugeant qu’il s’agissait d’un retour de flammes pour l’establishment.

Estimant que l'élection de Donald Trump était une bonne nouvelle pour la France, la présidente du Front national Marine Le Pen a affirmé : «Ce qui s'est passé cette nuit [l’élection du nouveau président des Etats-Unis] n'est pas la fin du monde, c'est la fin d'un monde.»

Du côté autrichien, le nationaliste Heinz-Christian Strache, dirigeant du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), a écrit sur Facebook : «La gauche politique ainsi que l’establishment froid et sordide sont punis par les électeurs et écartés de différentes positions de prise de décision.»

Nigel Farage, dirigeant ad interim du parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP), qui avait fait campagne pour que son pays sorte de l’Union européenne, a lui aussi félicité Donald Trump, dans un communiqué de presse cité par Reuters : «L’Etat-nation est de retour. 2016 est l’année où les gens ont voté pour le changement et pour reprendre le contrôle de leur vie. La victoire de Trump est comme un Brexit géant.»

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