«Un obus est tombé de nulle part»: le témoignage déchirant des rescapés du bombardement de Gorlovka

Une maison d'habitation détruite par les bombardements à Gorlovka Source: Reuters
Une maison d'habitation détruite par les bombardements à Gorlovka

De nouveaux bombardements des quartiers résidentiels de Gorlovka, dans le Donbass, ont été constatés le 31 mai malgré le cessez-le-feu. On dénombre au moins trois morts et cinq blessés, selon les responsables locaux.

Une nouvelle série de bombardements a pris pour cible des quartier résidentiels de la ville de Gorlovka, dans le sud-est de l’Ukraine, qui est redevenue un point chaud du Donbass où s’affrontent troupes pro-gouvernementales et milices populaires. D’après les données officielles annoncées par le maire de Gorlovka, Andreï Darkovski, cinq personnes ont été blessées, mais selon les témoins et les chefs des forces d'autodéfense, les bombardements auraient fait au moins trois morts.

«Les blessures de guerre pour les habitants sont devenues monnaie courante», explique le correspondant de RT Mourad Gazdiev, qui a pu voir de ses yeux les destructions qu’ont causé les tirs. Des civils qui marchent sur des mines, des enfants qui jouaient dans le jardin alors que les tirs ont commencé en plein jour… Le nombre des blessés admis à l’hôpital de la ville augmente chaque jour».

«Un obus est tombé de nulle part, je n’ai rien compris de ce qui se passait. Je me suis réveillée par terre, couverte de boue ; j’ai pu me relever, je ne sais pas comment, et j’ai vu ma sœur qui gisait, morte, à côté de moi», a témoigné Nadezhda sur son lit d’hôpital aux soins intensifs. Elle était simplement venu rendre visite à sa sœur mais a failli mourir avec elle. 

Selon les témoins, des tirs ont lieu chaque jour, malgré le cessez-le-feu qui est entré en vigueur le 15 avril dans la région du Donbass. Les habitants qui n’ont pas pu partir dès le début du conflit essaient de continuer à mener une vie normale, qui est d’ailleurs interrompue par des bombardements de plus en plus fréquents. «On venait juste de sortir nos cannes à pêche que les obus ont commencé à tomber», se rappelle Alexeï, blessé par des éclats d’obus.

Conformément aux termes des accords de Minsk II conclus le 12 février, toutes les armes lourdes ont dû être retiré de la «zone de contact» ; cependant, les deux parties continuent de s’accuser mutuellement de violer le cessez-le-feu.

En savoir plus : Un obus ukrainien décime une famille dans le Donbass

D'après les données de l’ONU, 6 243 personnes ont péri dans l’est de l’Ukraine depuis le début du conflit en avril 2014 ; 15 615 autres ont été blessées.

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