Les Norvégiens protestent contre les «enlèvements» du système norvégien de placement familial

Les Norvégiens protestent contre les «enlèvements» du système norvégien de placement familial
Capture d'écran de la vidéo de Ruptly

Des centaines de manifestants ont défilé à Oslo pour protester contre le système de placement familial. Ils sont en colère contre les «enlèvements» d’enfants, que les protestataires qualifient de violation des droits familiaux.

La pluie n’a pas empêché des centaines de manifestants de se rassembler devant la gare centrale de la capitale norvégienne et de défiler en direction du Parlement. Des pancartes disaient : «Les enfants ne sont pas une entreprise» et «Rendez-nous nos enfants». Ils sont en colère contre le système norvégien de placement familial «Barnevernet» à cause duquel des familles norvégiennes se vont vues retirer la garde de leurs enfants pour de «prétendus abus».

Eva Michalkova, qui est originaire de la République tchèque, a ressenti une vive colère envers Barnevernet après avoir perdu la garde de ses deux enfants. «J'éprouve des sentiments mélangés. De la tristesse, de la frustration, c’est ce qui vous anime lorsque vous ne savez pas à quoi vous attendre et que tout ce que vous dites est utilisé contre vous, que tout ce que vous faites est utilisé contre vous. Alors, c’est très difficile», a-t-elle confié à Ruptly, l’agence vidéo de RT.
L’affaire de Michalkova a commencé par un accident en 2011 où ses deux fils ont été pris en charge par les soins de la protection de l'enfance, après qu’un de ses enfants a dit à une enseignante que son père avait trifouillé à l’intérieur de son pyjama. Aucune accusation n’a été déposée, mais Barnevernet a placé les enfants dans deux familles d’accueil séparées. Les parents des enfants ont depuis divorcé, mais Eva est toujours dans une bataille judiciaire pour pouvoir récupérer la garde de ses enfants.


Le président tchèque Milos Zeman a même réagi à cet incident, il a comparé le système Barnevernet avec le «programme d’élevage sélectif arien» de l’Allemagne nazie.


«Les garçons sont dans un centre d’accueil similaire à Lebensborn. Leur mère peut les voir pendant 15 minutes deux fois par an. Elle ne peut pas leur parler en tchèque. En d’autres termes, les enfants se détachent de leur identité nationale», a déploré le président tchèque.

En octobre 2014, Barnevernet s’est occupé du jeune fils d’un couple de Russes après que l’enfant a raconté à ses camarades de classe que sa mère lui avait arraché une dent branlante.

D’après les dires de Natalya et Sergueï Chianok, leur fils Oskar, qui avait cinq ans à l’époque, a raconté à ses camarades d’école que sa mère lui avait accidentellement extrait une dent de lait. Natalya a expliqué que cela s’était passé au moment où elle l’aidait à passer un t-shirt par-dessus la tête et a fait tomber la dent qui était déjà branlante.

Barnevernet a pour sa part estimé que c’était de la maltraitance envers les enfants et que la mère avait délibérément arraché la dent.

«Pour l’instant, Oskar reste aux soins d’une famille d’accueil norvégienne et sa mére n’a aucune idée de l’endroit où il se trouve», a fait savoir Igor Lapitsky, chef du consulat russe en Norvège.

Marius Reikeras, militant des droits de l’homme, critique les montants alloués par le gouvernement norvégien à Barnevernet. Selon lui, l’argent pourrait être mieux utilisé dans d’autres domaines.

Le système norvégien de placement familial écrit sur son site qu’il est engagé à fournir de l’aide et du soutien aux enfants, adolescents et parents qui font face à des défis des difficultés dans leurs familles.

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